Des gastronomes et des chefs, parmi lesquels de nombreuses toques étoilées, ont entrepris de se mobiliser pour que le « patrimoine culinaire et gastronomique français » soit reconnu par l’Unesco comme « patrimoine culturel immatériel de l’humanité ».
L’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA) et l’Université de Tours ont indiqué dans un communiqué avoir saisi le ministère de la Culture « en lui demandant officiellement que la France présente ce dossier devant l’Unesco ».
« Notre démarche n’a pas pour objet de “mettre sous cloche” la cuisine française, ni de la figer dans un passé certes glorieux mais révolu. Au contraire, l’IEHCA entend défendre l’idée essentielle d’une cuisine, facteur vital de l’identité culturelle française, et promouvoir ainsi sa créativité et sa diversité», expliquent ses initiateurs.
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Un comité de soutien, qui comprend pour l’instant une centaine de personnes, pour la plupart des chefs, a été constitué, selon Christophe Marion, chargé de mission scientifique à l’IEHCA, parmi lesquels figurent Pierre Troisgros, Alain Ducasse, Olivier Roellinger, Marc Veyrat, Alain Passard, Michel Bras, Anne-Sophie Pic, Alain Dutournier. L’historien Jean Tulard et l’ancien ministre Jack Lang font également partie du comité.
L’inscription d’un patrimoine culinaire est conforme aux termes de la convention sur le patrimoine immatériel adoptée par l’Unesco en 2003, estiment les initiateurs du projet, mais la procédure de dépôt de dossier sera un combat « de longue haleine » et le projet ne devrait pas être présenté par la France à l’Unesco avant 2008, souligne M. Marion.