L’analyse d’impact de la réforme de la Pac après 2013 ne laisse présager aucun changement notable susceptible d’améliorer la gestion des marchés. C’est du moins ce que pensent les services agricoles de la Commission européenne dont la principale recommandation est de laisser jouer le marché et de n’intervenir que de manière limitée et seulement en situation de crise. Ces avis, qui n’ont aucun caractère contraignant, vont néanmoins largement dans le sens de ceux qui estiment au sein de la Commission européenne que les notions de soutien des marchés appartiennent au passé. Dans ces conditions, les derniers arbitrages auxquels les commissaires vont se livrer pourraient bien se limiter à dire si tel ou tel produit doit figurer sur la liste des produits éligibles à un régime d’intervention fonctionnant de manière épisodique ou à un régime d’aide au stockage privé optionnel. Le volet « mesures de marché » risque bel et bien d’être le parent pauvre de la réforme. Une faiblesse que Dacian Ciolos, le commissaire à l’agriculture, pourra toujours masquer en mettant l’accent sur les propositions que la Commission devrait faire pour instaurer un meilleur fonctionnement de la chaîne alimentaire au profit des producteurs.
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