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Les conséquences du tsunami japonais et du « printemps arabe » n’auront pas d’impact significatif sur les performances des fabricants de biens de consommation, qui restent confiants dans la croissance de la consommation mondiale en 2011 et dans l’amélioration de leurs performances de leur entreprise », indique de son côté le cabinet KPMG dans une étude réalisée auprès de quelque 300 directeurs financiers du secteur.
Menée en deux temps (291 réponses début 2011 suivies par un complément en avril portant sur les conséquences du tsunami et des crises en Afrique du Nord et au Proche-Orient), l’étude de KPMG conclut que, pour 64 % des répondants, les crises n’auront pas (ou peu) d’impact sur leurs opérations. Ils sont presque aussi nombreux (61 %) à voir la hausse des matières premières, des coûts et des prix comme le phénomène qui aura le plus d’impact à court-terme sur l’activité. 41 % citent la volatilité des prix de l’énergie (plus que celle des matières premières) comme le facteur qui aura l’impact le plus important à long terme.
Pression de la demande des émergents, rebond possible en Europe
Mais la demande continuera de soutenir l’activité. Ainsi, 76 % des entreprises prévoient une augmentation des dépenses de consommation sur leurs marchés en 2011, un fait acquis dans les pays émergents et dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et qui est même en cours en Europe, où 8 % des répondants ont déjà constaté une augmentation soutenue. 28 % l’attendent pour le premier semestre 2011, 29 % pour le second semestre et 24 % après. Seulement 11 % ne s’attendent à aucune progression significative de la demande. En Europe de l’Ouest, 35 % des sondés anticipent une augmentation de leurs ventes. En revanche, malgré la pression sur leurs coûts, les entreprises de biens de consommation et de distribution pensent qu’il leur sera difficile d’augmenter leurs prix de vente en 2011, cette inquiétude étant la plus forte lorsqu’elles sont sur les marchés d’Asie-Pacifique.
Des entreprises plus solides
Si le discount et les promotions sont le principal sujet de préoccupation après les prix d’achats, la plupart des entreprises ne se trouvent pas fragilisées par la crise. Près de la moitié se trouvent dans une meilleure position qu’il y a trois ans en termes de coûts de structure et de prévisions de croissance (respectivement 48 % et 46 %) et 37 % dans une position inchangée.
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