Déterminés à obtenir des prix plus rémunérateurs, les agriculteurs grecs bloquent de nombreux axes routiers depuis plusieurs jours. Ils ont annoncé le 26 janvier leur détermination à poursuivre leur mouvement tant que le gouvernement n’aura pas répondu à leur attente.
Les agriculteurs grecs qui bloquent depuis le 19 janvier les axes routiers dans le centre et le nord du pays ont durci leur mouvement le 26 janvier en bloquant l'isthme de Corinthe, au sud-ouest d'Athènes, dans l'attente d'une entrevue avec le ministre de l'agriculture. Des centaines d'agriculteurs ont bloqué avec leurs tracteurs le passage qui sépare la Grèce continentale au Péloponnèse, protestant comme leurs collègues du centre et du nord du pays contre les prix accordés à leurs produits (céréales, maïs, coton, riz et huile d'olive) qu'ils jugent trop bas. Les éleveurs du centre de la Macédoine se sont également joints au mouvement, réclamant de meilleurs prix pour les ovins, caprins et bovins ainsi qu'une prime de sécheresse, selon un communiqué de la Fédéraion nationale des éleveurs. Les agriculteurs de Macédoine, au nord, de Thessalie, au centre, mais aussi de l'ouest et de Crète, ont poursuivi leurs barrages routiers sur les grands axes routiers, notamment les autoroutes Athènes-Salonique et Egnatia qui mène à la Turquie. La frontière gréco-bulgare était toujours bloquée le 26 janvier, provoquant de longues files d'attente des camionneurs des deux côtés de la frontière. La Bulgarie est intervenue auprès de la Commission pour mettre fin à ce blocage.
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Le gouvernement grec est prêt à débloquer une envelope de 500 millions d’euros pour faire face à ces revendications. Mais les producteurs estiment que le versement de ces sommes était pour l'essentiel déjà prévu et réclament des ajustements produit par produit et région par région.