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Energie La hausse de l’énergie freine les consommations de l’ agroalimentaire

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La consommation d’énergie des industries alimentaires a été affectée l’an dernier par des prix de la plupart des types d’énergie tandis que les quantités consommées sont restées quasiment inchangées d’une année sur l’autre.

La consommation d’énergie des établissements de l’industrie agroalimentaire de 10 salariés et plus a faiblement progressé en 2006, au rythme de +0,6 % en volume, soit moins que les années précédentes (+2 % en 2005 et +2,5 % en 2004), indique le SCEES dans sa dernière enquête annuelle.

En revanche, en valeur, le niveau de la facture énergétique a atteint un chiffre de 2,2 milliards d’euros, soit un bond de 18 %, qui fait suite à l’augmentation de 22 % constatée en 2005. Il faut dire que le prix du gaz naturel a connu une nouvelle hausse de 22 % après les 32 % d’augmentation de 2005. L’électricité, le butane-propane, le fioul lourd et le fioul domestique ont vu également leur prix augmenter de 10 à 14 %. Seuls les prix de la coke de houille, la houille, la lignite et le charbon pauvre ont diminué en 2006 : après les fortes hausses des deux années antérieures, les prix de ces combustibles sont toujours nettement supérieurs à ceux de 2003.

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Industrie agroalimentaire
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En volume, la consommation d’électricité augmente de 8 % en 2006 malgré une hausse de 12 % du prix moyen payé par les industriels. Après plusieurs années de stagnation, c’est la seconde année consécutive de progression de 12 % des prix. Les établissements qui s’approvisionnent sur le marché libre, en général les plus gros consommateurs, ont notamment fait face en 2006 à une hausse encore plus importante des tarifs. Le prix de l’électricité pour ces unités s’est fortement rapproché de celui payé par les petits consommateurs.

La consommation des combustibles recule quant à elle de 2,5 % en 2006. La baisse de 3 % des achats de gaz naturel s’explique sans doute en partie par la forte hausse du prix moyen. Le gaz naturel reste cependant l’énergie la plus utilisée, un tiers de plus que l’électricité. Le net relèvement des prix des produits pétroliers conduit les établissements agroalimentaires à consommer moins de fioul lourd. A l’inverse, houille et charbon, dont les prix baissent en 2006 (après une forte augmentation en 2005), suscitent un regain d’intérêt chez les industriels : leur consommation s’accroît de 4 %, ce qui porte la hausse à 60 % sur trois ans.