Abonné

Décision La justice autorise la reprise des épandages de fongicides sur les bananeraies

- - 2 min

Trois fongicides se trouvent autorisés pour les épandages par une décision du tribunal administratif de Basse-Terre, en Guadeloupe. Les planteurs de bananes du département d’outre-mer ont ainsi les outils pour lutter contre la cercosporiose, lutte rendue obligatoire par une décision préfectorale.

Le tribunal administratif de Basse-Terre, qui avait été saisi par le préfet de la Guadeloupe, a autorisé le 29 octobre la reprise des épandages aériens de fongicides sur les bananeraies, selon les modalités définies par le dernier arrêté préfectoral, daté du 15 octobre. Il autorise, à l’exclusion du Banole, l’utilisation de trois fongicides (Gardian, Sico et Tilt 250, selon leurs appellations commerciales) et d’un produit qualifié par la préfecture de « stimulateur des défenses », le Bion 50WG selon son appellation commerciale, dans les épandages aériens effectués au-dessus des bananeraies de 18 des 32 communes de l’île. La dilution des fongicides dans un adjuvant huileux fabriqué par le pétrolier Total, le Banole, demeure donc interdite tant qu’il n’aura pas subi d’évaluation de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), obligatoire en cas d’utilisation par épandage aérien selon le tribunal. Un premier arrêté préfectoral, qui avait autorisé mi-juillet l’utilisation du Banole, avait été suspendu début octobre par le juge administratif.

À la lutte contre un champignon parasite

Contrairement au Banole, l’eau qui sera utilisée comme adjuvant ruisselle en ne se fixant pas aux feuilles des bananiers, selon les planteurs. Leur groupement professionnel s’était refusé, malgré l’arrêté préfectoral du 15 octobre, à reprendre les épandages en attendant la décision du tribunal. Les 210 planteurs guadeloupéens, qui cultivent 2 057 hectares et produisent 61 000 tonnes annuelles de bananes d’exportation, sont confrontés depuis quelques mois à la cercosporiose noire, un champignon parasite véhiculé par le vent et qui s’attaque aux feuilles des bananiers en mettant en péril leur production. Il est apparu récemment en Guadeloupe, l’une des rares îles des Caraïbes longtemps épargnées. La cercosporiose jaune, une variété du même champignon, y sévissait depuis plusieurs années déjà. La « lutte contre les cercosporioses du bananier » est rendue « obligatoire » par arrêté préfectoral.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Guadeloupe
Suivi
Suivre