Le CESE (Conseil économique, social et environnemental) recommande pour le secteur de l’agriculture « une amélioration des capacités de stockage et de transferts des eaux de surface ». Son avis sur la "justice climatique" (qui doit permettre d’éviter l’exacerbation des inégalités), présenté le 27 septembre à Paris, souligne aussi l’importance de « favoriser les espèces les plus résistantes et d’opérer des sélections génétiques ». L’agriculture va devoir s’adapter pour répondre aux enjeux de la justice climatique, d’autant que les différences régionales sont frappantes. Ainsi, le CESE relève qu’en métropole, les régions les plus exposées aux risques climatiques sont l’Alsace, Paca, l’Ile-de-France, la Bretagne ou encore la Martinique. Certaines régions ne semblent pas avoir attendu les recommandations de l’institution. Le 28 septembre, la région Rhône-Alpes a fait un bilan de ses investissements pour des projets d’irrigation qui ont été quintuplés avec une enveloppe de près de 2 millions d’euros. Au total, 155 exploitations agricoles sont soutenues, 307 nouveaux hectares irrigués et 1 308 hectares confortés.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour le reste du territoire, les Irrigants de France se sont réjouis le 28 septembre d’une « prise de conscience politique » sur le stockage de l’eau, au lendemain de l’adoption de l’avis du CESE sur « la justice climatique ». « Après deux récents rapports parlementaires sur l’eau, tous les clignotants sont au vert pour agir dès à présent », selon un communiqué. Le syndicat issu de la filière maïs demande d’accélérer l’instruction des projets en cours, de mettre en œuvre des projets de territoire dédiés à la création de ressource en eau « concrets avec des échéances lisibles », de simplifier la réglementation en matière de stockage et de gestion collective.