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Liquidation La justice délibère sur la reprise du pôle frais de Doux le 10 septembre

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Le 10 septembre, le tribunal de commerce de Quimper doit délibérer sur les six offres déposées pour la reprise des sites du pôle frais du volailler Doux. Quelle que soit la décision du tribunal, sur les 1 700 salariés concernés, au moins 1000 seront licenciés.

Le tribunal de commerce de Quimper délibérera le 10 septembre sur la reprise du pôle frais du volailler Doux. Le 5 septembre, six offres améliorées pour la reprise des différents sites du pôle frais de Doux ont été présentées à la justice. Glon Sanders a déposé une offre en joint-venture avec Duc sur le site de Boynes et d’Amilly (104 postes sauvegardés sur 170). Une autre offre a été déposée sur le site de Clémont, de Blancafort ainsi que sur une ligne de production sur le site de Pleucadeuc par Glon Sanders seul (155 postes sauvegardés sur 594). Le groupe Duc propose une offre améliorée sur le site de Sérent pour 20 000 euros avec la reprise de 127 postes sur 176. « Le groupe Duc a reconnu que le prix est faible, mais promet redonner vie à Sérent », explique Jean-Luc Feillant, délégué syndical Doux CFDT, présent à l’audience du 5 septembre à Quimper. Une demande de subventions auprès de l’Etat a également été posée. Pour le site de Sérent, Duc est en concurrence avec LDC qui inclut aussi dans son offre le site de Laval, pour près de 8 millions d’euros (363 postes sauvegardés sur 479). « Il n’y a pas eu pour l’instant de démarche auprès de l’autorité de la concurrence, mais Duc serait prêt à porter un dossier avec Terrana et Triskalia concernant l’offre de LDC, si LDC emportait le site de Sérent », explique le délégué syndical. Dans ce combat des géants de l’agroalimentaire, une offre de reprise a été déposée par Thinat Nutrition Animale (TNA) pour le site de Clémont (15 postes sauvegardés sur 15). « Les administrateurs expliquent que c’est la meilleure offre financière et sociale, mais elle est en concurrence avec une offre globale », rapporte Jean-Luc Feillant. Cette offre, c’est celle de Glon Sanders. « Leur chance est minime », conclut-il à propos de TNA. La sixième offre, déposée par Galina Doux, doit obtenir l’aval du procureur de la République pour être prise en compte par le tribunal de commerce de Quimper.
 
Bataille entre Glon Sanders et Galina Doux
« Il y a eu une bataille entre Glon Sanders et Galina Doux », rapporte Jean-Luc Feillant à la sortie du tribunal. Une question importante concerne les débouchés de la dinde produite sur les sites de Blancafort et de Pleucadeuc. Actuellement, la société Soprat, avec la marque Père Dodu, constitue le principal débouché. Pour Glon Sanders, « les deux sites ne sont pas, ensemble, économiquement viables ». Mais Jean-Luc Feillant explique : « Charles Doux a accepté de louer une licence d’exploitation pour deux ans à Glon Sanders pour la marque Père Dodu ». Dans ce schéma, Glon Sanders obtiendrait l’utilisation de la marque, mais pas le débouché Soprat. « Glon Sanders a la capacité de développer ses propres débouchés », aurait déclaré le procureur. En termes d’emploi, les offres de Glon Sanders et de Galina Doux sont équivalentes. Si la délibération du 10 septembre est très attendue, certains n’attendent plus. Le site de Graincourt (254 salariés) et celui de Champagne-Saint-Hilaire (12 salariés) n’ont finalement pas trouvé preneurs.

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