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La libéralisation du Canadian Wheat Board a finalement peu d’effets

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Six mois après la libéralisation du Canadian Wheat Board (CWB), Yannick Dheilly, délégué commercial de l’ambassade du Canada, a indiqué que cela avait eu peu d’effet sur la production ou la commercialisation du blé dur canadien. Le Canada, premier producteur mondial de blé et qui devrait couvrir 58% des échanges mondiaux en 2012-2013, conservera toutefois son CWB jusqu’en 2017, mais il n’aura plus le monopôle sur la collecte et la commercialisation des blés dans le pays. « Le CWB est devenu un trader comme les autres », a souligné Yannick Dheilly, indiquant que le board s’était aussi mis à vendre du canola car il n’était plus obligé de se cantonner au blé. Enfin, compte tenu de sa spécificité de mise en marché, le CWB à conserver une forte part de la collecte de blé dur au Canada a souligné Yannick Dheilly. Le CWB a cependant fait évoluer ses offres de commercialisation auprès des agriculteurs, à la manière des négoces ou des coopératives. Il propose désormais des prix moyens ou des prix fixés en fonction des marchés à terme à un moment donné. Si un contrat à terme sur le blé dur a été ouvert sur le ICE, marché à terme canadien, les volumes traités sont restés à zéro, indiquait Yannick Dheilly, expliquant que ce marché devrait être fermé prochainement. Finalement, malgré la libéralisation du marché du blé au Canada, les producteurs ont conservé leurs habitudes de commercialisation et le CWB son rôle privilégié de metteur en marché du blé dur dans le pays et à l’export.

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