Devant le refus de l’UE de commercialiser la viande américaine traitée aux hormones, les États-Unis ont décidé de pénaliser certains produits provenant de l’UE pour une valeur de 116,8 millions de dollars. Depuis le 29 juillet 1999, les États-Unis appliquent des droits de douane de 100% sur les importations d’une série de produits, principalement agricoles, en provenance de l’UE (à l’exception du Royaume-Uni), à titre de mesure de rétorsion dans le cadre du différend sur les hormones. Le 18 mai 2000, une loi américaine («loi carrousel») est entrée en vigueur mais elle n’a jamais été appliquée jusqu’ici. En vertu de cette loi, le gouvernement américain doit assurer un roulement des produits soumis à des mesures de rétorsion commerciale.
Le 16 octobre 2008, l’OMC a jugé en appel que les sanctions prises par les Etats-Unis et le Canada contre l’UE dans le dossier du bœuf aux hormones étaient légales.
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A Bruxelles, l’interprétation est très différente dans la mesure où on estime que l’utilisation de ces hormones présente un risque pour la santé humaine et que l’OMC n’a pas examiné la législation actuelle européenne sur les hormones qui date de 2003 et que dès lors les sanctions américaines sont illégales. Le 15 janvier 2009, le gouvernement Bush a annoncé des modifications dans le régime des sanctions avec pour principales cibles le Roquefort et les truffes, qui voient leurs droits de douane tripler, alors que de nouveaux produits sont ajoutés à la liste des produits soumis à taxation, notamment différents produits carnés et des eaux minérales italiennes.