En raison des coûts de transport élevés, et de besoins en approvisionnements réguliers, les explorations humaines sur Mars « exigeront de s’appuyer sur des ressources disponibles in situ pour développer des systèmes de production alimentaire », rappellent des chercheurs dans un article publié le 17 août dans la revue Plos One. Mais sur Mars, rappellent les scientifiques, les eaux de surface sont salines, et le sol est composé d’un basalte altéré pauvre en nutriments.
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Reproduisant le sol martien en laboratoire, les chercheurs ont observé des faibles taux de germination dans ces conditions pour le radis ou la laitue. La luzerne, en revanche, montre un bon développement avec de l’eau dessalinisée. Les chercheurs ont alors testé un protocole qui pourrait être utilisé par de futurs astronautes. Première étape : dessaliniser l’eau avec des algues et des roches afin d’arroser des graines de luzerne. La luzerne développée a ensuite été réduite en poudre afin de servir d’engrais pour les légumes, qui ont montré un développement trois à dix fois plus important que dans les conditions d’origine. « La prochaine étape sera de tester la croissance de céréales et de légumineuses », envisagent les chercheurs. Autre défi de taille : la présence dans les sols martiens de perchlorate, une substance toxique.