Abonné

Questions sanitaires La mafia des hormones serait toujours active en Belgique

- - 2 min

Bien que l’usage des hormones soit interdit dans l’UE depuis de nombreuses années, des éleveurs belges continueraient à avoir recours à ces substances pour engraisser leur bétail. L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) paraît impuissante à enrayer ces trafics.

Le constat de la cellule multidisciplinaire « hormones » de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) est alarmant. Les journaux belges Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen, qui citent le rapport 2008 de l’AFSCA, écrivent : « Le nombre d’infractions constatées en matière d’engraissement non-conforme est en diminution. Mais le nombre d’indices, lui, ne diminue pas ». Ces deux journaux affirment que la mafia des hormones continue à contaminer la viande en Belgique car l’AFSCA « se trouve impuissante et que la police a d’autres priorités ».
Flor Van Noppen, député, et frère du vétérinaire Karel Van Noppen assassiné en 1995 par des trafiquants d’hormones, souligne, quant à lui, que l’on utilise de plus en plus de produits qui stimulent les hormones naturelles ou qui sont des cocktails presque indécelables ». « Les cocktails, poursuit-il, contiennent des substances interdites, mais dans des proportions ne permettant pas leur détection ». Selon lui, le travail est effectué de plus en plus souvent par des hommes de paille. « Les petits agriculteurs engraissent leur bétail pour le compte d’autres et, s’ils se font prendre, ils encourent généralement de légères sanctions. Leur commanditaire les indemnise alors pour le désagrément encouru. C’est un comportement purement mafieux », conclut M. Van Noppen.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

sécurité
Suivi
Suivre
engraissement
Suivi
Suivre