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Filière La marque Terres OléoPro étiquetée sur les produits d'ici « quelques mois »

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Un an après le lancement de leur marque Terres OléoPro, les acteurs de la filière des huiles et protéines végétales espèrent la voir apparaître sur les produits « dans les mois qui viennent ». Leur feuille de route vise aussi une relance de la culture du soja.

« Le cahier des charges de Terres OléoPro est quasiment bouclé », a annoncé Xavier Beulin, président d'Avril Gestion, le 23 février au Sia. « Il s'agit d'une signature sur l'origine française du produit, certains critères en particulier vis-à-vis de l'environnement, des qualités intrinsèques (sanitaires, gustatives...) », a-t-il ajouté, précisant que la première marque certifiée sera Lesieur avec l'huile Fleur de Colza.

Sondage à l'appui, les initiateurs de la démarche ont justifié son intérêt. Un baromètre Ipsos montre notamment que l'alimentation arrive en tête pour la contribution des marques au bienêtre durable (59 % des Français l'affirment). Terres OléoPro chercher à se positionner vis-à-vis des critères de préférence des consommateurs : information crédible (exigence numéro un pour 67 % des sondés), effets sur la santé (cité en deux, avec 62 %), provenance des matières premières (60 %), respect des salariés (54 %).

Objectif : 200 000 ha de soja

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La filière a présenté une feuille de route, dont la grande ambition est de relancer la culture du soja. « Après avoir permis à la France de devenir quasi autosuffisante en huile, un autre défi concerne la protéine », a expliqué Jacques Siret, président de l'Onidol (Organisation interprofessionnelle des graines et fruits oléagineux), en soulignant que la moitié de la consommation est aujourd'hui couverte par l'import, aux origines lointaines. « De moins de 40 000 ha de soja, on peut arriver à 200 000 ha sans soucis », d'après lui. Il a notamment émis l'idée d'une production en deuxième récolte annuelle dans certaines régions.

Gérard Tubéry, président de la Fop (Fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux), a, lui, parié sur des surfaces en « forte croissance » dès 2015, à 100 000 ha (contre 75 000 ha en 2014). Il a rappelé l'existence d'un Plan protéines végétales 2014-20 dans le cadre de la nouvelle Pac. Doté d'une enveloppe de 49 millions d'euros, ce soutien inclut 6 millions d'euros pour la production de soja. « Une contractualisation est en chantier, qui aboutira non pas en 2015 mais plutôt en 2016, a indiqué Gérard Tubéry. On se bat pour une répartition équitable de la valeur ajoutée entre producteurs, collecteurs, triturateurs, afin de sécuriser la production. »