BVP/INTERNATIONAL > L'enseigne de boulangeries basée en Vendée va poursuivre son développement international en s'associant avec des partenaires locaux pour les accompagner dans la production et la commercialisation. La recherche de master-franchisés pour déployer l'enseigne est toujours d'actualité.
La chaîne de boulangeries la Mie Câline veut s'appuyer sur la diversification pour assurer le développement de son chiffre d'affaires. Les facturations réalisées par le réseau en 2015 atteignent 144 M€, en hausse de 2,5%, et 70 millions d'euros réalisés par Monts Fournil qui regroupe les boutiques en propre, le franchiseur, la centrale d'achat et l'usine. Si la franchise reste son mode de développement unique en France, l'entreprise familiale fondée et présidée par André Barreteau explore depuis ces dernières années d'autres voies, notamment à l'international. « Nous voulons d'abord répondre à la demande quotidienne de pain des populations dans des pays qui n'ont pas forcément les mêmes habitudes de consommation que nous », explique David Giraudeau, le directeur général de La Mie Câline. Cela passe en premier par une bonne connaissance de la consommation locale de produits de boulangerie pour développer une offre vraiment adaptée et qui pourra se différencier de la concurrence. « Nous accompagnons Panda, un réseau de supermarchés en Arabie Saoudite, qui souhaite structurer et améliorer son offre de boulangerie », explique le directeur général. La collaboration a commencé par la mise au point d'une offre plus sophistiquée, composée de spécialités boulangères françaises issues du savoir-faire de l'industriel mais aussi de recettes traditionnelles plus qualitatives. Cette mission de consulting concerne aussi la partie industrielle puisque l'entreprise vendéenne accompagne le distributeur dans la construction de son outil de production d'une capacité de 30 000 tonnes de produits finis avec une mise en service prévue pour le second semestre 2017.
Le supermarché Panda de Jeddah est le premier de la chaîne à se doter d'un point de vente de boulangerie portant la signature « Pandélice by La Mie Câline », mais à terme toutes les grandes surfaces de la chaîne dans le pays seront concernées. L'approvisionnement se fait dans un premier temps en pâtons surgelés depuis l'usine de Saint-Jean-de-Monts (Vendée) avant le démarrage de la production sur place.
Si ce premier projet au Moyen-Orient permet de valoriser l'expérience d'industriel de la BVP, David Giraudeau s'appuie aussi sur la connaissance de son métier de franchiseur. « À l'île Maurice, nous accompagnons un industriel de la boulangerie qui souhaite développer un réseau de 30 à 40 points de vente dans le pays », détaille-t-il. Un concept de boutiques de petite taille (Tamam by La Mie Câline), proposant un assortiment limité à 25 références, a été créé avec le partenaire pour être décliné en franchise. Cette expérience internationale, à la fois industrielle et commerciale, pourrait à l'avenir être reproduite dans d'autres régions du monde où il y a une attente pour des produits qualitatifs de BVP. La Mie Câline réfléchit notam-ment à l'Afrique du Nord, au Moyen-Orient ou à l'Iran, autant de pays qui « vont vivre dans les prochaines années une industrialisation du secteur de la boulangerie à l'image de la France des années 1970. »
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Toujours à l'étranger, l'implantation de l'enseigne n'est pas abandonnée, en dépit de deux échecs rencontrés en Belgique et en Espagne. La direction de l'entreprise reste toutefois prudente et n'envisage ce développement que si elle trouve le bon partenaire capable d'acquérir et de faire croître le réseau en master-franchise. L'enseigne pourrait trouver sa place en Europe, en Amérique du Nord ou même dans certains pays d'Asie.
David Giraudeau, le DG de La Mie Câline, s'est fixé pour but de faire grandir le réseau de boulangeries de 15 unités supplémentaires en 2016, avec en ligne de mire le chiffre de 300 points de vente en 2021, contre 220 aujourd'hui. « Nous sommes des franchisés dans l'âme », se plaît-il à souligner, pour insister sur ce mode de développement que l'enseigne a privilégié. Pour les prochaines ouvertures, celle-ci compte sur la capacité de ses franchisés à ouvrir des enseignes supplémentaires, se fixant pour objectif que la moitié des nouvelles boulangeries soient ouvertes par des franchisés déjà installés. Pour cela, elle a restructuré son école interne de formation qui accueillera en 2016 1 000 personnes contre 700 en 2015. Le concept est aussi en évolution vers le café bakery (restauration rapide sur place) qui concerne pour l'instant dix points de vente, avec un espace permettant de voir les boulangers en train de travailler. Pour la partie industrielle, le site de Saint-Jean-de-Monts, avec 18 000 tonnes de produits finis par an (cru surgelé et précuit), possède déjà les capacités pour servir 300 points de vente en France. Il va connaître un investissement en 2016 de 3 millions d'euros pour automatiser la ligne de production de viennoiseries.