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UE/Marché du porc La mise en place d’un groupe à haut niveau n’est pas bien appréciée par Bruxelles

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La mise en place d’un groupe de travail de haut niveau sur la viande porcine n’est pas une solution pour résoudre les problèmes du secteur du porc. C’est ce qu’a déclaré à la presse Dacian Ciolos, le commissaire européen à l’agriculture, à l’issue du Conseil agri du 13 décembre. Cette idée de groupe de haut niveau est pourtant fortement soutenue par Bruno Le Maire et d’autres ministres de l’agriculture, notamment de Belgique et d’une série de nouveaux Etats membres. Pour ces pays, la création d’un groupe permanent de suivi pour le secteur du porc pourrait constituer une première étape. Le ministre français a indiqué que ce que les Etats membres ont obtenu sur le lait, ils pourraient très bien l’obtenir pour le porc et voir également les travaux de ce nouveau groupe de travail déboucher à terme sur des propositions législatives. La future présidence hongroise de l’UE place justement le secteur de la viande porcine dans ses priorités, disent ces partisans du groupe de travail de haut niveau, aussi « la question pourrait très bien être débattue au sein du Comité spécial agriculture (CSA) dès le début de l’année 2011 ». Cependant le commissaire à l’agriculture ne s’est pas montré très chaud à cette idée de groupe de travail : « Un groupe de haut niveau pour le porc n’est pas une solution. Il en existe d’autres via le paquet législatif proposé sur la politique de qualité par exemple ou encore la promotion des produits de l’agriculture », a-t-il affirmé en précisant que « l’on ne peut pas comparer la situation du marché du porc avec celle du lait ».
Toujours est-il que sur le plan européen, les professionnels européens demandent la mise en place d’un groupe « Porc » de haut niveau chargé notamment de formuler des propositions pour lutter contre la spéculation sur les matières premières. Le groupe consultatif « viande porcine » du Copa (comité des organisations professionnelles agricoles de l’UE) a rédigé une motion de « demande de soutien » à la Commission européenne pour améliorer la situation sur le marché de la viande porcine. Celle-ci réclame le renforcement des outils de gestion de marché et la consolidation des outils de promotion, la mise en place de mesures destinées à lutter contre la volatilité des prix et la spéculation sur les matières premières agricoles, la mise en place d’un plan protéines et la levée de l’interdiction totale des protéines animales transformées dans l’alimentation animale, l’amélioration du fonctionnement de la chaîne alimentaire, le renforcement de la position des éleveurs via des organisations de producteurs, la mise en place d’interprofessions et enfin la non-négociation de contingent d’accès pour la viande porcine dans le cadre de l’accord bilatéral avec le Mercosur.

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