52 % du volume d’irrigation mondial, soit 569 km3, ne serait pas durable car il « épuise les ressources en eau douce et/ou les flux environnementaux », d’après un article publié en octobre dans la revue Environmental Research Letters par des chercheurs de Berkeley (Californie), de Milan et du Yunnan (Chine). Des chiffres obtenus sur la base de données de 2015, en croisant les besoins des cultures, les surfaces irriguées, les productions nationales, et les ressources en eau douce. L’Inde serait responsable de près de 30 % de ces irrigations non-renouvelables, majoritairement liées à sa production de blé. Dans une seconde partie de l’étude, les chercheurs évaluent la proportion d’eau non-renouvelable qui partirait dans les flux commerciaux mondiaux. D’après leurs résultats, près de 15 % de cette eau, soit 89 km3, seraient utilisés pour des cultures exportées. Dans le détail, les États-Unis seraient les plus grands exportateurs d’eau mal gérée, avec 19,7 km3, en raison de leur production de coton. Le flux net de ce pays diminue cependant en raison de l’importation de 7 km3 d’eau non-durable, et demeure proche, au total, des flux de l’Inde et du Pakistan. À noter également : la plupart du volume d’eau mal gérée en Espagne correspond à la quantité exportée, et la Chine, avec 15 km3 est le plus grand importateur mondial d’eau non-durable.
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