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Fromage/Investissement La mozzarella, salut des producteurs de lait en Loire-Atlantique ?

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Eurial-Poitouraine, Terrena-Laïta et Celia, envisagent ensemble d’investir 56 millions d’euros dans un site de production de mozzarella. Sur pied fin 2008, cette nouvelle usine qui serait basée à Herbignac, en Loire-Atlantique, pourrait produire 30 000 tonnes de ce fromage qui bénéficie d’une croissance régulière à l’international grâce au développement de la pizza. Il s’agit d’assurer de nouveaux débouchés pour les producteurs de lait, situés dans un secteur en pleine évolution suite à la réforme de la PAC. Le projet reste cependant suspendu à la participation des pouvoirs publics européens. Une décision devrait être prise au plus tard dans trois mois.

Pour trouver de nouveaux débouchés à la production laitière, trois transformateurs de lait envisagent d’investir 56 millions d’euros dans une fromagerie de mozzarella. Les deux coopératives Eurial-Poitouraine, Terrena-Laïta et la société Celia ont annoncé un projet commun visant à profiter des « 2 à 3 % de croissance du marché mondial » de la mozzarella pour « réduire les flottants et donner un avenir durable et des débouchés solides à tous ces producteurs menacés par l’évolution de la PAC », indique Hubert Durand, directeur de la communication et des ressources humaines d’Eurial-Poitouraine. Si le projet aboutit, dès 2008, un site basé à Herbignac en Loire-Atlantique – où Eurial-Poitouraine est déjà implanté –, produira environ 30 000 tonnes de mozzarella pour 80% à destination du marché mondial, et absorbera 300 millions de litres de lait, assurant des débouchés à « 1 000 producteurs de lait dans tous le pays de la Loire » assure le dirigeant. 110 emplois seraient créés grâce à cette implantation.

Soutien européen nécessaire

Une décision définitive doit être prise « au plus tard dans trois mois ». Mais « ce projet ne pourra être viable que s’il s’inscrit dans le cadre des aides européennes à la restructuation du secteur agricole », prévient Hubert Durand. Les collectivités locales seraient également sollicitées. « Pour l’instant, nous recueillons un avis favorable de la part de tous les interlocuteurs », poursuit-il. S’appuyant sur la stabilité du marché de la pizza, ce produit-ingrédient bénéficie « d’une croissance régulière » dans une logique internationale, indique un communiqué. Mais il y a fort à faire avec la concurrence d’autres acteurs européens, déjà très présents sur le marché.

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« Effet domino » positif

Ce genre de projet pourrait « avoir un effet domino sur toute la filière et la stabiliser» assure Hubert Durand. « Le partenariat reste ouvert à tout autre candidat», précise-t-il, avant de conclure : « Dans cette problématique liée à l’évolution de la PAC, il y a de toute façon un consensus pour trouver une solution».