En appelant le 0 800 887 887, les utilisateurs de pesticides pourront signaler les effets indésirables. L’opération, baptisée Phyt’attitude, est mise en place par la MSA qui envisage ainsi de connaître mieux les risques liés à l’utilisation de produits phytosanitaires. L’organisation, qui est membre de la Commission des toxiques, affirme vouloir jouer un rôle de “contre pouvoir des firmes agropharmaceutiques”.
Il existe désormais un numéro vert pour les accidents liés à l’usage de pesticides : le 0 800 887 887. Mis en place à compter du 11 février par la Mutualité sociale agricole, il est “anonyme, gratuit et confidentiel” et vise à recueillir des éléments permettant de mieux connaître les risques liés à ces produits. La MSA précise qu’il ne s’agit pas un numéro d’urgence et qu'il ne se substitue pas à l’indispensable consultation médicale. L’opération, baptisée Phyt’attitude, a été lancée après une enquête interne qui a révélé que 20% des utilisateurs de produits phytosanitaires ont signalé des effets indésirables. Un constat qualifié de “préoccupant” par la MSA, qui entend jouer son rôle de prévention. Selon la MSA, Phyt’attitude est chargé de “recenser, analyser et valider les informations sur les troubles de la santé liés à l’utilisation professionnelle des phytosanitaires”. Autant de données qui pourront ainsi être mis à disposition de la Commission des toxiques, dont la MSA est membre, en vue de peser sur les conditions de validation de nouveaux produits, voir du retrait de molécules existante.
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Bientôt une étude sur la maladie de Parkinson
L’organisation rappelle qu’elle a joué dans l’interdiction de l’arsenic sur les vignes et qu’elle a permis une modification de l’étiquetage du Méthomyl, déconseillé pour les pulvérisateurs à dos. Des études complémentaires sur les dithiocarbamates et le fipronil, ainsi qu’une enquête sur les relations entre les pesticides et la maladie de Parkinson sont envisagés. La MSA prévoit ainsi une étude épidémiologique de grande envergure, concernant 80 000 personnes, qui sera menée de la fin 2004 à début 2005. L’organisation de protection sociale entend ainsi jouer un rôle de “contre pouvoir face aux firmes” et entend prendre sa place “aux côtés des associations de consommateurs, des défenseurs de l’environnement et des professionnels de santé”.