La Mutualité sociale agricole compte développer les «ateliers du bien vieillir», a-t-elle annoncé le 19 mai à Paris. Ces ateliers, cycles de six réunions par an pour prévenir les maladies, ont un an d’existence, et connaissent déjà du succès, semble-t-il.
Le principe de ces ateliers est de réunir à chaque fois un groupe de personnes de plus de 55 ans. Il s’agit de sensibiliser ces personnes aux méthodes pour vieillir en bonne santé: bien s’alimenter, s’entretenir avec un minimum d’effort physique et d’activité intellectuelle, continuer à apprendre, transmettre son savoir-faire. Chacun peut y entendre les témoignages des autres ou livrer le sien.
Valoriser le savoir-faire rural
Après un an d’existence, les «ateliers du bien vieillir» comptent 200 animateurs. L’objectif est de passer à 300 à la fin de l’année.
Les animateurs sont des bénévoles, en général jeunes retraités. Il peut s’agir d’anciens de la MSA, de médecins et infirmières, ou venant d’autres horizons professionnels.
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Outre l’essor du nombre d’animateurs, la MSA compte tisser des partenariats avec d’autres organismes sociaux, tels qu’Agrica, Mutualia, des associations de retraités, au premier rang desquels figurent les clubs des Aînés ruraux, selon Vincent Van Bockstael, médecin conseiller à la CCMSA (Caisse centrale de la MSA). Cette association est l’une des premières de France, avec 800 000 membres.
La MSA envisage d’étendre ces ateliers au monde urbain et péri-urbain, en tirant partie de l’avance du milieu rural, qui a un savoir-faire dans le domaine de l’organisation des individus isolés. Les mouvements de solidarité pour les personnes âgées proviennent, à l’origine, du monde rural, a souligné Albert Magarian, président de la Fédération internationale des associations de personnes âgées, qui regroupe 300 millions de personnes.
« Nous, les aînés ruraux, nous défendons des valeurs d’amitié et de solidarité depuis longtemps», a rappelé Raymonde Garreau, présidente de la Fédération nationale des clubs des Aînés ruraux.