La Fédération nationale de la distribution automatique alimentaire (Navsa) dont le secteur affiche 2,9 Mrd€ de chiffre d'affaires annuel, a estimé le 13 mai dans un communiqué que "les entreprises auraient tort d'interdire l'accès aux espaces de détente et de condamner les machines" car "la pause café contribue au bien-être des salariés".
"Depuis le confinement, notre activité a chuté de 80 à 100% et cette semaine, malgré le déconfinement, à Paris, c'était parfois pire: nous n'avons plus de commandes de nos clients", dit à l'AFP Pierre Albrieux, président de la fédération. "Nous parlons déjà de licenciements secs dès la fin des aides de l'État".
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"Ça s'est très bien passé avec les entreprises pendant le confinement, notamment les établissements de santé, les plates-formes logistiques ou les stations-service, nous avons employé des produits virucides", rapporte Pierre Albrieux, dont la fédération rassemble 247 entreprises. En dépit d’un protocole sanitaire appliqué par les gestionnaires des distributeurs et de consignes d’usages affichées sur les machines, "il a été préconisé, dans les fiches métiers publiées par le ministère du Travail, d'arrêter les distributeurs: dans la métallurgie, chez les garagistes...", indique encore Pierre Albrieux, ce qui a induit "une grande confusion" au sein des entreprises. "Le plan national de déconfinement, lui, ne parle plus d'interdiction des distributeurs, sauf que le mal était fait", déplore-t-il.