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Contractualisation La négociation avec Lactalis est au point mort, selon les groupements

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« Les négociations avec Lactalis sur la contractualisation sont au point mort », a expliqué, le 27 septembre, Franck Guehennec, coordinateur national des groupements de producteurs livrant à l’entreprise. L’un des points d’achoppement est la demande des groupements d’une signature tripartite entre la laiterie, les producteurs et les présidents des organisations de producteurs (OP) représentant les éleveurs. Même si le groupe laitier a fait quelques avancées notamment sur la cessibilité du contrat et la gestion des volumes, les représentants des groupements de producteurs constatent que la proposition contractuelle de Lactalis n’est toujours pas « équilibrée » selon Franck Guehennec.

Les trois mois de négociation avec Lactalis se soldent par une rupture de la discussion engagée entre des groupements de producteurs et l’entreprise. C’est le constat que fait Franck Guehennec, coordinateur national des groupements de producteurs livrant à l’entreprise Lactalis. Il rappelle « la ligne politique donnée aux négociateurs par les présidents de groupement de producteurs ». Ces négociateurs devaient obtenir de Lactalis « un contrat cadre signé par les présidents de groupement et Lactalis ». Ce contrat cadre doit s’accompagner « de conventions d’application tripartite signées par les présidents de groupement, les adhérents de ces groupements et Lactalis ». De cette validation à trois, le groupe laitier ne veut pas. Ces points sont considérés comme incontournables par les groupements de producteurs qui veulent être considérés comme de « véritables partenaires économiques responsables ». Avec à la clé un mandat de négociation et de facturation.

Un deuxième contrat
Même si le groupe laitier a fait quelques avancées notamment sur la cessibilité du contrat et la gestion des volumes, les représentants des groupements de producteurs estiment que la proposition contractuelle de Lactalis n’est toujours pas « équilibrée », selon Franck Guehennec. La négociation est donc au point mort. Le 12 octobre à Paris, une réunion d’information des groupements décidera des suites à donner à cette situation de blocage. Entretemps, les entreprises devraient formaliser une deuxième proposition contractuelle pour leurs producteurs. Les groupements incitent ces derniers à la plus grande prudence et demandent aux éleveurs de ne rien signer. Le temps presse du côté des industriels. En effet, le décret OP attendu pour la fin de l’année prévoit d’agréer des organisations de producteurs qui ont un statut, avec une reconnaissance du mandat de négociation et de facturation. Ce qui risque de faire le tri entre la centaine d’organisations de producteurs livrant à Lactalis, dont certaines sont plus ou moins directement une émanation de l’entreprise.

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