La décision de la Commission européenne de ne pas tenir compte – dans un premier temps – du facteur ILUC (changement indirect d’affectation des sols) soulage surtout la filière biodiesel, particulièrement mal notée dans ce domaine. Le bioéthanol était, lui, plus épargné. La pénalité appliquée à l’éthanol produit à partir de céréales (blé, maïs…) serait de 12 grammes d’équivalent CO2 par méga joules (gCO2/MJ), celle retenue pour l’éthanol obtenu à partir de betterave de 13 gCO2/MJ et celle pour le biodiesel de 55 gCO2/MJ. Dans ces conditions, le biodiesel aurait eu beaucoup de mal à se faire reconnaître comme énergie renouvelable. Sur le marché européen, le biodiesel est le premier biocarburant consommé dans les transports avec 78 % de la consommation, contre 21 % pour le bioéthanol. Le plafond de 5% de biocarburants de première génération fixé par la Commission européenne risque de figer ces positions. Alors que si le facteur ILUC avait été pris en compte, l’éthanol aurait pu voir sa consommation fortement augmenter.
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