La BPI est entrée à hauteur de 8 % dans le capital de l'entreprise familiale, pour accompagner la croissance. Le spécialisée du pet food a d'importants projets de développements pour les trois prochaines années, qui nécessitent de lourds investissements.
LA Normandise a prévu d'investir dans son outil de production sur les trois prochaines années, pour suivre le développement de ses marchés. C'est dans cette optique que l'entreprise familiale vient d'ouvrir son capital à la BPI. La banque d'investissement est entrée à hauteur de 8 % dans le capital, aux côtés de Sofi Normandie, filiale régionale du Crédit Agricole, qui a pris 0,5 %. Le solde reste entre les mains du holding familial détenu par les fondateurs, Christian et Catherine Duquesne. « Le rôle de la BPI est d'accompagner la croissance en France. Nous allons apprendre à nous connaître et à travailler ensemble », indique Jean-Charles Duquesne, docteur vétérinaire et directeur produit à la Normandise. Mi-juin dernier déjà, le spécialiste du pet food avait annoncé avoir investi 10,7 millions d'euros dans de nouvelles capacités de production des sachets fraîcheur, connus sous le nom de pochon. « Nous voulons accompagner ce marché qui enregistre une croissance à 2 chiffres partout en Europe, explique Jean-Charles Duquesne, contrairement à la barquette, dont l'évolution est flat en Europe ».
RÉDUIRE LA PART DES MDDDe 400 pochons actuellement, « la production annuelle de l'usine devrait atteindre 500 à 550 avec la nouvelle ligne », précise ce dernier. Le groupe réalise 65 % de son chiffre d'affaires dans le pochon à marques distributeurs – dont 50 % sur le marché français –, une proportion que la société compte réduire à terme, pour développer sa marque propre Equilibre et instinct. Une marque encore confidentielle (2 % des ventes), actuellement vendue sur internet, chez certains vétérinaires et animaleries. L'entreprise est également présente dans la croquette (avec une production de 48 tonnes par jour) positionnée sur le haut de gamme, car réalisée à partir de viande crue. Un marché vers des produits à plus forte valeur ajoutée qui « se développe de plus en plus », selon le directeur produit, qui compte sur l'accroissement du nombre de chats en France (12,7 millions actuellement) et sur la qualité de ses produits, à la « limite de l'alicament » pour accroître son activité. La Normandise réalise 70% de son activité dans la nourriture pour chats.
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À ce premier investissement s'ajoute « un projet de développement étalé sur 3 ans d'un montant de 25 à 30 millions d'euros portant sur l'accroissement des lignes pour suivre l'évolution des gammes », indique encore Jean-Charles Duquesne. « A la suite d'une première vague d'investissements de 30 millions d'euros sur la période 2006/2007, l'entreprise a supporté de gros amortissements » qui ont pesé sur la rentabilité ces dernières années. En 2013, la Normandise affiche un chiffre d'affaires de 92 millions en 2013 (contre 89 millions un an plus tôt), avec un résultat tout juste à l'équilibre. Ses principaux marchés à l'export sont l'Espagne, l'Italie, la Belgique et le Portugal. L'entreprise créée en 1992 par Christian et Catherine Duquesne compte 500 personnes aujourd'hui, contre 6 à ses débuts et le site s'étend sur 26 000 m2.