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Transports La nutrition animale s’inquiète de la taxe poids lourds

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Coop de France Nutrition Animale et le Snia (Syndicat national des industries de la nutrition animale) s’inquiètent des nouvelles charges sur le transport. Dans un communiqué de presse du 6 décembre, ils demandent une exonération de la taxe « poids lourd ».

«Dans quelques mois, une nouvelle taxe sera supportée par les utilisateurs de transport. Les livraisons d’aliment pour animaux seront très impactées », ont déploré d’une même voix Coop de France Nutrition Animale et le Snia (Syndicat national des industries de la nutrition animale), le 6 décembre. Les professionnels prévoient un coût supplémentaire de 1 euro par tonne d’aliments, voire 4 euros pour certaines livraisons. Pour les éleveurs, c’est une augmentation des coûts de production de trop. « La situation économique des éleveurs ne permet pas d’absorber une nouvelle charge », constatent Coop de France et le Snia. Ils demandent aux pouvoirs publics « une exonération qui s’inscrirait dans le cadre des actions d’urgence prévues par le gouvernement en faveur de la compétitivité des filières animales.
Une mesure qui vient s’ajouter à une autre décision récente concernant le droit de circuler avec des véhicules pouvant rouler à 44 tonnes. « De nouvelles prescriptions techniques ont été édictées (limitation à 12 tonnes au lieu de 13 tonnes sur l’essieu moteur). », précisent les professionnels. Concrètement, les camions ne pourront pas transporter un poids total de 44 tonnes comme cela avait été obtenu par les professionnels de la nutrition animale en 2011. La mesure inquiète : « Il s’agit d’un recul et d’une perte de compétitivité pour l’élevage en France ». Le surcoût estimé est de 7 à 10%. Concernant cette mesure, ils demandent « un échéancier sur 10 ans pour les véhicules en circulation, ainsi qu’un délai d’un an pour l’application de ces nouvelles prescriptions techniques.
C’est bien un ensemble de mesures sur les transports qui alerte les professionnels de la nutrition animale et indirectement les éleveurs qui ne s’y retrouvent plus. « Entre les bonnes intentions et les faits, il a encore des progrès à faire », rappelait Stéphane Radet, directeur du Snia, le 4 décembre à Angers. Car « à l’heure où de nombreuses initiatives sont prises pour enrayer le déclin des filières animales en France, deux décisions récentes en matière de transport viennent contrecarrer cet objectif en faisant peser de nouvelles charges sur l’aliment et, par voie de conséquence, sur l’élevage ».

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