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Pays de Loire La Pac jugée pénalisante pour le bio

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La journée d’information « La bio de demain se prépare aujourd’hui » organisée par la Chambre régionale d’agriculture des Pays de Loire le 16 novembre a montré les effets pervers de la Pac pour les agrobiologistes.

« C’est injuste, estime Jean-Luc Drouet, responsable de la coordination agrobiologique des pays de Loire (Cab). On aurait pu croire que l’agriculture biologique allait être confortée par la nouvelle Pac. Ce n’est pas le cas.» Jean-Luc Drouet, qui s’exprimait au cours de la journée d’information sur les productions biologiques organisées par la Chambre d’agriculture régionale des Pays de Loire, s’appuyait sur l’enquête et les simulations effectuées par la chambre d’agriculture régionale pour étayer ses propos.

Les aides directes octroyées entre 2000 et 2002, qui sont la base du calcul du droit à paiement unique (DPU) de la nouvelle Pac sont de 300 euros/ha maximum pour les systèmes viandes en agriculture biologique. En système conventionnel, elles peuvent atteindre 600 euros/ha soit le double pour un système naisseur-engraisseur intensif. La situation en lait est identique avec un niveau d’aide de 160 à 260 euros/ha loin derrière les autres systèmes qui se situent à 330-450 euros/ha.

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Pour une rémunération de reconnaissance

L’agrobiologiste serait essentiellement pénalisé par les rotations longues à base d’herbe privilégiées par le système. Cette situation incite la Cab à relancer la proposition d’une rémunération de reconnaissance de la bio. Elle serait fondée sur le taux de main d’œuvre et le nombre d’hectares avec une part forfaitaire de 5000 euros/UTH/an et une aide annuelle dégressive en fonction de la main d‘œuvre. Au final, la proposition représenterait 145 euros/ha pour le système naisseur bio, 205 euros/ha pour le système lait bio sans maïs, 278 euros/ha pour le système lait bio avec maïs et 117 euros/ha pour le système céréalier, selon une étude réalisée dans le sud de la Vendée.