Des pistes, voire des propositions, commencent déjà à se dessiner alors que vient de démarrer le débat sur la prochaine Pac. Déléguer plus aux États membres, aux régions voire aux agriculteurs eux-mêmes au nom de la simplification, orienter davantage les soutiens vers les exploitations les plus petites et les plus vertes : ces options sont citées dans le document préalable à l’étude d’impact que la Commission de Bruxelles doit boucler pour la fin de l’été. Un document qui donne un peu plus d’indices que le questionnaire publié pour la consultation lancée récemment. Créé par d’anciens hauts fonctionnaires européens, le think tank Farm Europe est, lui, très précis dans son projet pour « une nouvelle ambition » de la filière agricole et alimentaire. Il préconise notamment, avec force détails, une véritable boîte à outils pour la gestion des risques. Reste que, comme d’habitude, ce sont en grande partie les finances qui dessineront la Pac post-2020. Sur ce point, la commission de l’agriculture du Parlement européen s’inquiète logiquement du déficit net que créera le Brexit dans le budget agricole commun. Un déficit qui pourrait atteindre les 3 milliards €. Reste à savoir donc si les Vingt-sept accepteront de le combler, de continuer à consacrer 39 % des dépenses de l’UE à l’agriculture, ou bien s’ils seront amenés à réduire les soutiens actuels et donc les besoins de financement pour ce secteur. C’est une évidence : la prochaine réforme de la Pac se fera à l’ombre du Brexit et du budget.
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