La Pac « ne fait pas le meilleur usage des ressources considérables » qui lui sont affectées, selon un rapport publié le 27 mars par la fondation Rise (Rural Investment Support for Europe). Celle-ci est présidée par l’ancien commissaire européen à l’environnement Janez Potocnik, qui assurait aussi, le 28 mars à Bruxelles, la présidence du Forum pour le futur de l’agriculture (FFA) organisé par Syngenta et les propriétaires terriens européens (ELO) sur le thème des solutions pour atteindre les objectifs de développement durable. Une cinquantaine d’associations environnementales et agricoles – dont la Coordination européenne Via Campesina et Oxfam – ont manifesté à l’extérieur de la réunion pour dénoncer les fausses solutions de l’agrochimie.
Le rapport de Rise juge que les bénéfices attendus du verdissement des aides du premier pilier de la Pac sont « très limités ». Il prône une réduction des paiements directs sous leur forme actuelle et l’affectation des ressources à des aides ciblées, dont « une aide transitoire en matière d’ajustement » afin d’aider les agriculteurs à relever les défis (amélioration de la productivité et de l’efficacité des ressources, gestion des risques) et de leur octroyer un soutien pour les biens environnementaux et les autres biens publics qu’ils fournissent.
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À l’inverse, le ministère espagnol de l’agriculture a souligné le 29 mars dans un communiqué, au lendemain d’une conférence organisée sur le thème « Construisons la Pac du futur », que Madrid défendrait une Pac post-2020 s’appuyant sur les paiements directs afin de garantir un revenu aux exploitants.
À ce stade, la consultation sur l’avenir de la Pac lancée début février par la Commission européenne pour une durée de douze semaines a reçu 25 000 réponses.