Le cadre financier 2014-2020 de l’Union approuvé le 8 février par les chefs d’Etat et de gouvernement est maintenant dans les mains des députés européens. Vont-ils, comme ils en brandissent la menace et comme le leur permet le traité de Lisbonne, oser rejeter en bloc ce compromis qui, en prix constants, réduit les crédits de 3,5 % par rapport à 2017-2013 ? C’est maintenant la question qui se pose dans ce peu brillant feuilleton budgétaire. L’accord du sommet européen épargne relativement la Pac, que la France a encore tenu à défendre. Et ce même si l’enveloppe pour les aides directes et les mesures de marché diminue en moyenne de près de 13 % par rapport à la programmation en cours, et celle du développement rural de 13,5 %. Les Vingt-sept ont également été amenés à dégager des orientations sur quelques éléments de la réforme de la Pac qui ont des implications financières fortes : convergence – plutôt timide – des paiements directs entre les États membres ; verdissement de ces aides à concurrence de 30 %, mais avec des prudences dans la mise en œuvre, notamment pour les surfaces d’intérêt écologique ; flexibilité entre les deux piliers. À cela s’ajoutent quelques « cadeaux » qui ont permis de conclure la négociation, par exemple des allocations supplémentaires au titre du développement rural pour une quinzaine d’États membres.
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