L’avenir de la Pac fera l’objet d’un échange de vues du Conseil agricole de l’UE le 15 novembre. D’ici là, la commission de l’agriculture du Parlement européen aura mené une réflexion à ce sujet sur la base de plusieurs études, et adopté un rapport sur les « outils permettant de réduire la volatilité des prix sur les marchés ».
Les ministres de l’agriculture doivent débattre de façon informelle de la Pac post-2020 le 15 novembre lors d’un déjeuner organisé à l’occasion de leur réunion de deux jours à Bruxelles. Ils prendront aussi connaissance du rapport de la task force sur les marchés agricoles, qui est notamment consacré au renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire.
De leur côté, les membres de la commission de l’agriculture du Parlement européen vont aborder le 8 novembre le thème de l'avenir de la Pac au cours d’un « atelier », sur la base de trois études réalisées par des professeurs et experts irlandais sur les paiements directs, français sur les mesures de marché et la gestion des risques, autrichien et britannique sur le développement rural (1).
Des outils pour réduire la volatilité des prix
Les députés voteront aussi un rapport de leur collègue Angélique Delahaye (France, groupe PPE) sur « les outils de la Pac permettant de réduire la volatilité des prix sur les marchés agricoles ». Et la veille, ils auront tenu une audition publique sur le thème du « rôle de l’agriculture de conservation dans le renforcement des services de productivité et des écosystèmes agricoles », avec, là aussi, des interventions de chercheurs et universitaires.
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Le 27 octobre, le Parlement européen a adopté, sur la base d’un rapport d’initiative d’Éric Andrieu (France, groupe socialiste), une résolution pour répondre à la question « Comment la Pac peut-elle améliorer la création d’emplois dans les zones rurales ? » (2).
Au Comité européen des régions, Jacques Blanc, secrétaire d’État français à l’agriculture de 1977 à 1978, propose dans un rapport d’initiative, face à la régulation de la volatilité des prix agricoles, de « renforcer le rôle des acteurs privés, notamment des interprofessions », d’« élargir la palette d’outils de gestion des risques et des crises disponibles pour les agriculteurs » et d’« encourager dans le cadre de la future Pac, ainsi qu’aux niveaux local et régional, une augmentation de la valeur ajoutée dégagée par les exploitations ».
(1) et (2) Voir n° 3567 du 31/10/16