L'annonce officielle, le 25 mars, du lancement de négociations pour la conclusion d'un accord de libre échange entre l'UE et le Japon ravit l'industrie alimentaire européenne. FoodDrinkEurope, son lobby à Bruxelles se réjouit de s'engager activement avec toutes les parties intéressées dans ce processus afin d'aboutir à un accord commercial « qui génère des résultats significatifs, à la fois en termes de concessions tarifaires et d'amélioration de l'environnement réglementaire ». Les premiers rounds de négociation pourraient commencer du 15 au 19 avril 2013.
« En tant qu'industrie manufacturière la plus importante de l'Union en termes de chiffre d'affaires, de valeur ajoutée et d'emplois, nous sommes impatients de travailler ensemble avec les principaux intervenants et les décideurs, afin d'assurer la conclusion d'un accord de libre-échange complet qui offre de nouvelles opportunités de croissance pour l'industrie alimentaire et des boissons de l'Union », affirme Jesus Serafin Perez, le président de FoodDrinkEurope. Les produits alimentaires et les boissons représentent actuellement près de 8% des exportations totales de l'UE vers le Japon. L'ensemble des partenaires de l'UE de la chaîne d'approvisionnement agroalimentaires (producteurs agricoles, industrie alimentaire, commerce) génèrent ensemble un chiffre d'affaires de 2,2 milliards de dollars et procurent des emplois directs à 33,6 millions d'Européens. Par conséquent, les possibilités d'un accord de libre-échange (ALE) avec le Japon pourraient offrir de sérieuses opportunités dans les prochaines années. Selon une étude danoise de novembre 2009, les exportations de l'UE vers le Japon pourrait augmenter de 71% si les obstacles au commerce sont supprimés. Pour les produits agricoles, la réduction des mesures non tarifaires japonaises pourrait se traduire par une augmentation des échanges « de 29 % ». Encore plus fort : si les tarifs douaniers japonais devaient à leur tour être réduits, les exportations de produits alimentaires transformés pourraient, toujours selon cette même étude, augmenter « jusqu'à 137 % ». Selon Eurostat, l'office de statistiques de l'UE, le Japon est le quatrième plus important marché d'exportation pour les produits agricoles et alimentaires pour une valeur totale de 4,1 milliards d'euros. Parmi les produits européens qui pourraient tirer profit d'un futur accord de libre échange avec le Japon, on peut citer les exportations de viande de porc, de produits laitiers, d'huile d'olive, de vin, de confiseries et de nombreux autres produits alimentaires.
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