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Aides directes La présidence prépare les conclusions sur le Conseil agricole de Brno

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Suite aux discussions qui ont eu lieu lors du Conseil agricole informel de Brno le 2 juin dernier sur l’avenir de la Pac , la présidence tchèque du Conseil de l’UE a l’intention de faire approuver des conclusions sur le régime des aides directes après 2013 aux ministres de l’agriculture de l’UE lors de leur session prévue les 22 et 23 juin à Luxembourg.

Lors d’une première discussion qui a eu lieu le 8 juin au Comité spécial agricole (CSA) sur la base d’un projet de conclusions préparé par la présidence tchèque, les nouveaux Etats membres ont insisté, comme à Brno, sur l’inéquité des références historiques qui aboutissent à des niveaux de paiements différents d’un Etat membre à l’autre. Dans ce premier projet, la présidence tchèque considère que le futur régime des aides directes « aura besoin d’être juste et légitime, efficace, simple à mettre en place, suffisamment flexible et facile à justifier et à expliquer ». La France, de son côté, a aussi proposé d’envisager d’autres voies que le système de référence historique (période 2000-2002), à la condition que certains facteurs objectifs soient pris en compte. La France, soutenue par une douzaine d’Etats membres, notamment l’Allemagne et l’Italie, a également estimé que les conclusions devront mentionner que la Pac permet aux exploitants de s’adapter aux exigences de la société et ne vise pas seulement à répondre à des considérations liées au marché, comme le laissent entendre les Tchèques dans leur projet de conclusion. L’Irlande a fait valoir qu’il fallait établir une distinction entre les inégalités dues à l’utilisation des références historiques à l’intérieur d’un Etat membre et les raisons objectives de maintenir des niveaux de paiements directs différents d’un Etat membre à l’autre.

Par ailleurs, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suède ont souligné que les conclusions devront être suffisamment équilibrées et assez flexibles pour ne pas être contraignantes pour les Etats membres.

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Les nouveaux Etats membres, enfin, ont insisté sur le fait que ces discussions ne préjugent pas des nouvelles perspectives financières pour l’après-2013.