Le net recul de la production de viande bovine attendu en 2004 en France (-5%) tirera la consommation à la baisse (-2%), selon la dernière note de conjoncture de l’Institut de l’élevage. Le repli de la production touchera toutes les catégories de vaches.
L’année 2004 sera marquée par un net recul de la production bovine en France (-5% en têtes comme en poids), estiment les économistes de l’Institut de l’élevage. Vaches laitières, vaches allaitantes, génisses... toutes les catégories de vaches devraient être concernées. Peu de changement est à attendre concernant le poids moyen des carcasses qui devrait se maintenir au niveau élevé actuel. Côté jeunes bovins, le recul de production enregistré en 2003 (-4%) pourrait se poursuivre (-2%). Les ateliers spécialisés se sont certes bien remplis durant l’automne mais le niveau de production des naisseurs-engraisseurs devrait continuer à se réduire. Le repli touche également les boeufs, avec un niveau de production en baisse de 10%. Ce fléchissement n’épargne pas les veaux de boucherie (-4%), les exigences de mise aux normes des bâtiments d’élevage ayant perturbé les mises en place de fin d’année, laissant craindre un fort repli de la production en 2004 notamment dans les premiers mois. Après une bonne année 2003, les broutards pénètrent pour leur part dans une période plus incertaine : depuis novembre-décembre 2003 l’exportation s’est dégradée (repli du marché italien, charges supplémentaires liées à la canicule et à la sécheresse) laissant présager un plafonnement des prix, voire un petit repli.
Déficit européen
Cette tendance globale à la réduction de l’offre ne sera pas sans effet sur les achats des ménages : la consommation devrait connaître une baisse de 2% sur l’année, « en particulier si la stratégie Viande Bovine Française (VBF) des grandes et moyennes surfaces, par ailleurs meilleur garant des prix à la production, est poursuivie », juge l’Institut.
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A l’échelle de l’Europe, 2004 confirmera la rupture de 2003 où, pour la première fois depuis 20 ans, la production sera inférieure à la consommation (avec un déficit de 210 000 tonnes). L’élargissement de l’Europe à 25 ne perturbera pas ces équilibres. Selon l’Institut, l’équilibre offre/demande devrait être trouvé avec une légère baisse de la consommation (-1,4%) et une petite croissance des importations des pays tiers.