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Brésil La production redémarre chez Frangosul au Brésil, incertitudes en France

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C’est en grande pompe et en présence des élus politiques et consulaires de l’Etat du Montenegro que les dirigeants de JBS, locataire des sites de production de Doux au Brésil ont repris la production de l’usine de la capitale de l’Etat. Les 1 000 employés de l’unité ont repris le travail ce lundi, en présence Wesley Batista, président de JBS et de l’Irlandais James Cleary qui présidera aux destinées de JBS Aves Brasil, rapporte le journal local Fatonovo. Pour cette première semaine de remise en route, l’usine est arrêtée depuis mai, 250 000 poulets seront abattus par jour, et dès la semaine suivante, le rythme passera à 380 000, tandis que le site de Passo Fundo, sera également remis en service. Wesley Batista a précisé lors de cette cérémonie avoir investi 300 millions de reais, dans un premier temps pour redémarrer ces sites. « Le rachat de l’entreprise dépend maintenant des négociations en cours avec les créanciers détenteurs d’une dette de 1 milliard de reais (390 millions d’euros). Notre objectif principal n’est pas le rachat mais relancer la production et nous concentrer sur l’exportation », a précisé le dirigeant, cité par le quotidien brésilien. De nouveaux investissements suivront alors pour atteindre un rythme de production sur tous les sites de 1,1 million de poulets en fin d’année. Le dirigeant, selon plusieurs journaux brésiliens attendrait les résultats d’un audit, avant que de fixer un prix pour le rachat. L’entreprise a un délai de 10 ans pour exercer l’option de rachat dont elle dispose et qui est incluse dans le contrat de leasing.
En France, les représentants des salariés de Doux ne sont pas informés d’éventuelles négociations menées au Brésil. Ils sont en revanche très inquiets pour la propre activité sur les sites en Bretagne. Il a été imposé aux employés du site de Quimper (Père Dodu) de prendre quatre journées de congés. D’autres sites pourraient être concernés par des mesures similaires. De leur côté, les éleveurs sont également dans l’expectative. « Tant qu'il n'y a pas d'engagements, les éleveurs ne sont pas sûrs de faire les mises en place », a déclaré Xavier Beulin, président de la FNSEA, le 11 juin dans les Côtes d'Armor devant les producteurs de Doux. De fait, les doutes se font de plus en plus sentir concernant les mises en place de juin-juillet. Le manque de visibilité sur l'engagement des fournisseurs (aliments, énergie) à moyen terme commence à faire effet. Alors que la situation se complique, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, a apporté son soutien aux éleveurs le même jour et demandé au ministre délégué au Budget et au président de la Mutualité sociale agricole (MSA) « de répondre favorablement aux demandes de report des échéances fiscales et sociales d'éleveurs fragilisés par la situation de Doux ».
 

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