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la productivité, indissociable du développement de la filière céréales

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Pour les céréaliers, le développement de leur secteur ne passe que par un seul mot : la productivité. Un sujet important pour les exploitants des grandes cultures, pour qui le verdissement de la Pac représente l’un des plus grands freins à l’essor de leur filière. Les 7% de surfaces d’intérêt écologique « remettent physiquement en cause le potentiel de la production », estimait en effet Orama dans un communiqué du 10 janvier. Même conclusion en ce qui concerne les 30% d’aides liées au verdissement, estimé « ravageur pour certaines régions ». Mais outre ces inquiétudes liées à la Politique agricole commune, l’AGPB et l’AGPM jugent essentiel pour les grandes cultures d’obtenir un soutien à la productivité au travers d’une plus grande tolérance aux biotechnologies. Orama s’est d’ailleurs déclaré « indigné de la réaction des pouvoirs publics après l’annulation du moratoire sur le maïs Mon 810 ». L’organisation milite également pour des capacités de stockage qui suivent la cadence de la production française, des homologations des produits phytosanitaires plus rapides, ou encore la simplification des démarches administrative visant à disposer des retenues collinaires. Afin de toujours produire plus, « partout dans le monde », les organisations céréalières prônent également le développement des productions vivrières locales. Mais produire plus peut peser de facto sur les prix des céréales. Un fait qui pousse les céréaliers à rejoindre les autres filières agricoles en ce qui concerne l’intervention de l’Etat sur les prix payés au producteur. Une régulation des marchés permettrait en effet aux producteurs français d’augmenter leurs bénéfices proportionnellement à l’évolution de leurs rendements, sans avoir à subir la volatilité du marché mondial.

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