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La productivité n’est pas la solution pour Olivier De Schutter

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Dans une interview accordée au journal le Monde le 8 juin, le rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation a fait de ses propositions à destination du G20 agricole. Selon lui, « les efforts en vue de faire croître l’offre ont tenu lieu de politique de sécurité alimentaire. Or, nous sommes chaque jour témoins de l’échec de ces solutions longtemps prônées. Les flambées des prix interviennent de manière répétée. La dégradation environnementale progresse. La pauvreté rurale et la malnutrition persistent ». Pour Olivier De Schutter, « la faim est d’abord le fruit de facteurs politiques qui condamnent les petits agriculteurs, principales victimes de la faim, à la pauvreté ». Selon lui, « un accès insuffisant à la terre, à l’eau et aux crédits ; une faible organisation des marchés locaux ; un manque d’infrastructures de base ; un pouvoir de négociation trop réduit face aux intermédiaires et à un secteur agro-industriel de plus en plus concentré, sont les principales causes des problèmes de faim dans le monde ». Le rapporteur spécial des Nations Unies avance donc cinq priorités pour lutter contre ce fléau. Selon lui, il faut :
– réguler et rendre plus transparents les marchés des produits dérivés agricoles,
– encourager le développement d’infrastructures de stockage régionales,
– appuyer la fourniture de biens publics (routes rurales vers les centres urbains de consommation, formation agricole, vulgarisation),
– soutenir la capacité de tous les pays à se nourrir eux-mêmes par des stratégies fondées sur le droit à l’alimentation,
– renforcer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire, notamment au travers du comité pour la sécurité alimentaire (CSA).

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