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Biomasse céréalière La profession salue la percée dans l’électricité et la chaleur

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Trois organisations professionnelles céréalières accueillent avec satisfaction la percée de la biomasse céréalière (paille, cannes de maïs, etc.) sur les marchés de l’électricité et de la chaleur pour neuf projets, grâce à des prix de rachat incitatifs, mais souhaitent que cette avancée soit étendue aux exploitants.

Sur les 22 projets retenus récemment par le gouvernement suite à son appel d’offres de 2006 pour la production d’électricité et de chaleur (cogénération) à partir de biomasse, neuf reposent sur l’utilisation de paille, de cannes de maïs et de cultures énergétiques. L’AGPB (producteurs de blé), l’AGPM (producteurs de maïs) et Coop de France - Métiers du Grain (coopératives céréalières) saluent « avec satisfaction » cette reconnaissance de la biomasse céréalière, et remarquent que, sur ces neuf projets, six ont été conçus en vue d’approvisionner en énergie des usines de production de bioéthanol.

Pour la revalorisation du tarif commun

En outre, ces projets bénéficient de prix de rachat de l’électricité incitatifs. La moyenne des prix de rachat d’électricité de ces neuf projets de biomasse céréalière ressort à 128 €/MWh (mégawatt-heure), nettement au-dessus du tarif commun de rachat de 2002, encore en vigueur, et qui va de 49 à 61 € le mégawatt-heure.

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Les trois organisations professionnelles souhaitent une revalorisation du tarif commun. Elles ont pris note des prix spécifiques du dernier appel d’offres, mais estiment « indispensable » que le tarif commun soit revalorisé, pour que les projets deviennent nombreux, comme de l’autre côté du Rhin ou au Danemark. Une telle revalorisation a déjà été le cas déjà pour l’électricité produite à partir de l’énergie solaire ou de biogaz, rappellent-elles. « Outre les unités du type de celles qui viennent d’être retenues – plus de 5MW – le développement de projets de taille moyenne ou petite (à la ferme) est également nécessaire pour atteindre l’objectif de 20% d’énergies renouvelables en 2020 », concluent les trois organisations.