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La proposition du gouvernement sur les phytos en trois points

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Le 19 janvier, quatre ministres ont lancé la concertation sur « les propositions de plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides » (1). Elles tiennent en trois priorités : diminuer les phytos les plus préoccupants, renforcer la recherche santé, amplifier la recherche d’alternatives. La finalisation du plan du gouvernement est prévue avant la fin du premier trimestre 2018.

Nicolas Hulot, Agnès Buzyn, Stéphane Travert et Frédérique Vidal ont lancé « la concertation sur les propositions de plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides » le 19 janvier qui identifie trois priorités : diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes ; structurer et renforcer la recherche sur les impacts sur la santé ; accompagner la recherche d’alternatives et leur mise en œuvre auprès des agriculteurs. Les ministres précisent que « des consultations seront initiées rapidement avec les parties prenantes […] afin de prendre en compte l’ensemble des préoccupations. »

Diminuer l’utilisation des substances les plus préoccupantes

Le gouvernement propose de diminuer « rapidement » l’utilisation des substances les plus préoccupantes en reprenant le calendrier proposé par la mission CGAAER-IGAS-CGEDD (lire l’article précédent). Pour tenir cet objectif, il propose « d’améliorer le dispositif d’évaluation des substances actives et des produits phytopharmaceutiques », « d’accélérer la mise en œuvre du calendrier européen de sortie des molécules les plus préoccupantes », « d’associer les filières dans la transition des systèmes agricoles », de « séparer les activités de distribution et de conseil » (lire l’article en ouverture de l’Événement) ou encore de « revoir la redevance pour pollutions diffuses pour inciter à réduire les consommations et contribuer au financement des transitions ».

Structurer et renforcer la recherche sur la santé

La deuxième priorité proposée par le gouvernement est de renforcer la recherche sur la santé. Ainsi, il propose notamment « d’actualiser l’expertise collective de l’Inserm », « de mettre en place une surveillance nationale des pesticides dans l’air ambiant », « renforcer la recherche au niveau européen sur les effets cocktails » et « de prévenir les expositions aux phytos et d’informer les populations, de former et d’informer les professionnels de santé ».

Amplifier la recherche d’alternatives

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La troisième priorité est d’amplifier la recherche et le développement des alternatives aux phytos. Le gouvernement propose d’améliorer la gouvernance et le fonctionnement d’Ecophyto 2 en élargissant sa gouvernance aux ministères de la Santé et de l’Enseignement & Recherche en plus des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique. Par ailleurs, il entend proposer au niveau européen la reconnaissance des produits de biocontrôle, faciliter le recours aux préparations naturelles peu préoccupantes, mobiliser une partie de la ressource générée par la redevance pollution diffuse afin de renforcer le financement des MAEC avec engagements de réduction des phytos ou encore amplifier le dispositif de certifications HVE2 et bio.

En somme, le gouvernement souhaite aller vers un plan Ecophyto 2+ qui intégrerait toutes les actions de la feuille de route. La finalisation du plan est prévue « avant la fin du premier trimestre 2018 ».

« Des consultations seront initiées rapidement avec les parties prenantes afin de prendre en compte l’ensemble des préoccupations. »

Le gouvernement souhaite aller vers un plan Ecophyto 2+ qui intégrerait toutes les actions de la feuille de route

(1) Le document est disponible sur le site internet agrapresse.fr dans Les Docs d’Agra Presse