Abonné

Innovation 2030 La protéine et la chimie végétales érigées en enjeu stratégique

- - 3 min

Une commission, composée d’une vingtaine de scientifiques, économistes et entrepreneurs, a remis le 11 octobre au président Hollande un rapport qui identifie sept secteurs stratégiques d’innovations pour la France à l’horizon 2030. Parmi eux, les protéines végétales et la chimie du végétal.

L’ancienne présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, a identifié sept secteurs stratégiques d’innovations technologiques et industrielles pour la France à l’horizon 2030, comme les protéines végétales et la chimie du végétal, dans un rapport remis le 11 octobre au président François Hollande. A la tête d’une commission baptisée « Innovation 2030 » et composée d’une vingtaine de scientifiques, économistes et entrepreneurs, l’ancienne conseillère de François Mitterrand planchait depuis avril sur la nature de ces innovations majeures, dites de « rupture ». Les sept « grandes ambitions » finalement retenues par la commission sont, outre les protéines végétales et la chimie du végétal, le stockage de l’énergie et le recyclage, la valorisation des richesses marines, la médecine individualisée, la « silver économie » (longévité de la vie) et la valorisation des données informatiques massives (Big Data).
 
Concours lancés à partir du 1er décembre
« À partir du 1er décembre, nous allons lancer des concours dans les sept domaines » retenus par la commission, ouverts « à tous les porteurs de projets français et étrangers » et dotés de 300 M d’euros, a indiqué François Hollande lors de la visite d’une start-up de Nanterre, Ennesys, organisée dans la foulée de la remise du rapport. Puis « au premier trimestre 2014, les projets retenus seront soutenus à hauteur de 200 000 euros à la condition que les développements et les créations d’emplois soient réalisées en France », a-t-il précisé. A l’issue d’une nouvelle sélection, les élus « pourront disposer d’enveloppes beaucoup plus importantes, jusqu’à 2 M d’euros, voire davantage», a encore indiqué le chef de l’Etat, promettant « au moins un euro privé » pour chaque euro public. « L’innovation est la condition de la croissance, de la création de richesse mais également de l’amélioration de notre bien-être », a-t-il déclaré. Répondant implicitement aux critiques sur l’Etat prescripteur, François Hollande a souligné que si l’innovation était « une volonté » de l’Etat, elle « ne peut passer que par l’entreprise ».
 
Des handicaps à surmonter
« La France dispose de solides atouts même si la concurrence mondiale s’accroît », soulignent les auteurs du rapport qui préviennent cependant : « Il ne suffit plus de disposer de forces dans un domaine, il faut être à la pointe de l’innovation, présenter des atouts d’excellence, convaincre de la qualité au bon moment et attirer les meilleurs talents dans un contexte de concurrence internationale ». Et, pour ce faire, insistent-ils, la France devra surmonter un certain nombre de « handicaps », avec un « écosystème culturel et une organisation qui n’incitent pas à l’innovation ». Le rapport évoque la fiscalité, les contraintes réglementaires, une conjoncture morose ou une certaine « frilosité ». Résultat, la France « est actuellement l’antépénultième pays en termes de production économique industrielle en Europe ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

chimie du végétal
Suivi
Suivre
protéines végétales
Suivi
Suivre