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La provenance, préoccupation n°1 des Européens lors de leurs achats

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Selon l’Eurobaromètre publié par l’Efsa le 7 juin, les consommateurs européens se préoccupent d’abord, lorsqu’ils font leurs achats, de l’origine des produits alimentaires (53 %), de leur prix (51 %), de leur niveau de sécurité sanitaire (50 %) et de leur goût (49 %). Ce sont les quatre premiers motifs de préoccupation exprimés par les sondés à travers les pays de l’Union européenne. La dimension nutritionnelle arrive en 5e position avec 44 %, tandis que l’éthique est un facteur mineur, concernant seulement 19 % des répondants.

L’enquête a aussi mesuré l’impact des informations en termes de risque alimentaire. Les deux tiers des sondés ont modifié leur consommation après avoir été informés, et un tiers a même changé de façon définitive. Les femmes, les tranches d’âge moyennes et les plus éduqués sont les plus sensibles au changement de comportement.

La sécurité alimentaire, qui constitue la première préoccupation en termes de choix de consommation pour un Européen sur cinq, prend différentes formes. Le plus souvent, il s’agit des résidus d’antibiotiques, d’hormones ou de stéroïdes dans la viande (44 %), des résidus de pesticides dans les aliments (39 %), des polluants environnementaux dans le poisson, la viande ou les produits laitiers (37 %) et des additifs tels que colorants, conservateurs ou arômes dans les aliments ou les boissons (36 %).

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À qui faire confiance pour s’informer sur les risques liés à l’alimentation ? À cette question, les scientifiques (82 %) font jeu presque égal avec les associations de consommateurs (79 %), avant les agriculteurs (69 %), les autorités nationales (60 %), les institutions de l’UE (58 %), les ONG (56 %) et les journalistes (50 %).

« Moins de gens font confiance aux supermarchés et aux restaurants (43 %), aux industries alimentaires (36 %) ou encore aux célébrités, aux blogueurs et aux influenceurs (19 %) », détaille l’enquête. L’existence d’une réglementation pour la sécurité alimentaire n’est connue que par 28 % des sondés.