En France, 25 % des maladies professionnelles relevant des troubles mus-culo-squelettiques sont imputées à la filière agroalimentaire. Une filière qui emploie 820 000 salariés dans 79 000 entreprises sur tout le territoire national. D'après l'Anact, l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail, les enjeux sont importants. « Il existe dans cette filière de nombreuses manutentions manuelles de charges, des expositions aux nuisances sonores et thermiques. A cela s'ajoutent des gestes répétitifs à une cadence élevée et des postures de travail contraignantes malgré l'automatisation », indique-t-on à l'Anact.
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« L'amélioration des conditions de travail doit permettre de tendre vers une prévention durable des risques professionnels, un allègement de la pénibilité, et l'élaboration de parcours professionnels plus égalitaires entre hommes et femmes. Cette amélioration doit s'appuyer sur le dialogue social et permettre aux entreprises d'innover et de lier compétitivité, qualité des produits, des organisations, des emplois et du travail ». Signée en juin 2013, la Qualité de vie au travail est un objectif de la filière alimentaire. Durant six mois, en 2014, 80 contributeurs nationaux, issus de fédérations syndicales, d'entreprises, de représentants de l'Etat et du réseau Anact ont échangé leurs expériences sur l'environnement physique de travail et la santé des travailleurs, le dialogue social, l'organisation des systèmes de travail ainsi que la formation. De manière à aboutir à des idées et des suggestions à explorer en entreprise. Le réseau Anact prend ainsi le relais en régions pour sensibiliser et former les entreprises et leurs collaborateurs à la QVT.