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Sûreté sanitaire La ractopamine autorisée malgré l’opposition de l’UE

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Un vote à la commission du Codex alimentarius le 5 juillet, a permis de fixer des limites maximales de résidus de ractopanime, un médicament utilisé pour stimuler la croissance des porcs. L’Union européenne, où la ractopamine est interdite, était opposée à cette décision et a indiqué qu’elle maintiendrait sa législation en place.

La commission du Codex alimentarius qui s’est réunie du 2 au 7 juillet à Rome a été l’objet d’une vive opposition entre l’Union européenne et les États-Unis sur l’adoption de standards internationaux pour la ractopamine. L’Europe, entre autres, refusant que des limites maximales de résidus (LMR) soient reconnues pour ce médicament vétérinaire utilisé pour stimuler la croissance des animaux, notamment des porcs, et interdit au sein de l’UE. Mais le débat a tourné à l’avantage des Etats-Unis : « Après cinq années de travail acharné par la commission du Codex, du département américain de l’agriculture (USDA) et de nos partenaires de l’agence fédérale, les États-Unis se félicitent de l’adoption par la commission des normes pour la ractopamine », a annoncé le secrétaire américain à l’agriculture, Tom Vilsack le 5 juillet. « Les producteurs américains faisaient face à des restrictions commerciales injustifiées en raison de l’utilisation de la ractopamine, qui a été approuvée par la Food and Drug Administration américaine et utilisée en toute sécurité aux États-Unis depuis 12 ans », a-t-il souligné.

« Un résultat regrettable » selon l’UE

Selon l’Union européenne, qui se base sur des études de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), il n’y a pas suffisamment de données pour arrêter une LMR pour la ractopamine. De plus, les risques pour la santé humaine ne peuvent pas être exclus. « Compte tenu de ces problèmes de sécurité en suspens, la législation actuelle de l’Union européenne restera en place », assure la Commission européenne, soutenue notamment par la Chine, la Russie, l’Inde, la Turquie ou encore l’Égypte. Dans cette affaire, l’UE dénonce notamment « le processus décisionnel qui a conduit à ce résultat regrettable ». En effet, une seule voix a permis de faire basculer le vote. « En tant qu’organisation internationale visant à harmoniser les normes à travers le monde, le Codex devrait respecter un consensus. Pour que les normes soient universellement applicables, elles ont aussi besoin d’être universellement acceptées ».

(1) Voir n° 3341 du 12/03/2012

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