Décryptage À la recherche de la permaculture
Depuis cinq ans, la permaculture a fait une entrée fulgurante dans l’espace public. Mis en avant comme piste de recherche à développer par le Cese en 2015, puis par la Commission européenne en 2016, il aura fallu peut-être une apparition de la ferme du Bec-Hélouin dans le documentaire césarisé « Demain » et son évaluation par AgroParisTech la même année pour parachever le décollage de ce concept jusqu’ici marginalisé. Sur le terrain, la permaculture connaît un vrai succès auprès des jeunes installés en maraîchage bio. En Allemagne, un label commercial a même été lancé dans une enseigne nationale. La permaculture est pourtant plutôt rétive aux cahiers des charges. Souvent résumée à la micro-ferme maraîchère, il s’agit avant tout d’une éthique applicable à tout type d’exploitation, expliquent les scientifiques et ses promoteurs, et non pas d’une technique. Décryptage d’un concept souvent mal compris.
Reconnaissons-lui d’emblée une caractéristique, la permaculture est clivante ; elle a le don d’agacer ou de fasciner, notamment au travers de cet emblème qu’est la ferme du Bec-Hellouin (Normandie), devenue probablement l’exploitation agricole la plus célèbre de France, après la Ferme des 1 000 vaches. Pourtant, même ses contempteurs doivent s’y intéresser de près. Pas seulement parce que le concept connaît un vrai succès auprès du grand public, notamment depuis sa mise en avant dans le documentaire Demain, César du meilleur film documentaire en 2016. Mais aussi parce qu’il essaime chez les jeunes installés, et trouve un écho dans les institutions.
« Plusieurs initiatives montrent que la permaculture est en train d’évoluer d’une pratique marginalisée, considérée comme du jardinage hippie, à un concept mentionné par des institutions majeures », constatent les chercheurs allemands Immo Fiebrig (philosophe) et Sabine Zikeli (agronome) dans une étude parue en octobre 2019. Par exemple, pour la Commission européenne, la permaculture était, en 2016, l’un des « prototypes de systèmes agroécologiques durables » à soutenir dans le plan de recherche Horizon 2020. Une institution onusienne comme l’UNCCD (lutte contre la désertification), en fait l’une des « activités permettant de limiter la dégradation des sols ».
En France, l’association Fermes d’avenir, qui défend « la permaculture et l’agroécologie », a été invitée par le gouvernement à participer à l’un des onze ateliers des États généraux de l’alimentation. Enfin, de son côté, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a adopté un avis en 2015, prônant le développement des recherches sur la permaculture.
Alors qu’est-ce donc que la permaculture, ce concept qui se plaît aussi bien dans les jardins amateurs que les couloirs des grandes institutions ? Agriculteurs, conseillers et scientifiques nous expliquent.
« Au début je voulais avoir un terrain pour être autonome, faire de la nourriture sans pétrole et le laisser plus tard à mes enfants », raconte Antoine Rocher (nom d’emprunt). « J’ai transformé cette envie-là en une autre. Maintenant, je veux que mes enfants soient des champions des relations humaines. »
Installé en 2011 dans la Sarthe, tout prédestinait cet agriculteur de septième génération à poursuivre la voie de ses parents : maintenir à flot l’exploitation laitière (390 000 l) de 110 ha tout en valorisant les veaux et 6 000 poules de Loué. Mais sa découverte de la permaculture en décembre 2013 a littéralement changé sa vie. Et révolutionné sa manière de produire.
Pour expliquer cette trajectoire, il faut rappeler que, dans la littérature scientifique et pour ses promoteurs, la permaculture n’est pas un ensemble de pratiques agricoles, elle est avant tout une éthique, qui s’applique à de nombreuses activités humaines. « Le terme permaculture reste souvent mal interprété et galvaudé, explique Hélène Calandot, animatrice du réseau Fermes d’avenir en Normandie. Ce n’est pas une pratique ou une technique agricole en particulier, c’est une méthode de conception basée sur une éthique, qui ne s’applique logiquement pas qu’à l’agriculture, mais à tous les pans de la vie comme l’habitat ou l’éducation par exemple ».
Comme le montre la Fleur de permaculture, un visuel de référence dans la communauté permacole (voir encadré), cette éthique s’applique à sept grands champs d’action de la vie quotidienne : soins à la nature et à la terre, habitat, outils et technologie, enseignement et culture, santé et bien-être, finance et économie, foncier et gouvernance. « La permaculture est une manière de penser », résume Antoine Rocher. « Elle permet de réfléchir à ce que nous, êtres humains destructeurs, pourrions faire de moins pire. »
Cette éthique, d’où vient-elle ? Le concept de permaculture a été inventé en Australie en 1976 par le professeur d’écologie Bruce Charles Bill Morrison, qu’il développa ensuite avec son élève David Holmgren. Leurs travaux sont inspirés de la culture aborigène, mais aussi du taoïsme, et ils s’inscrivent dans le mouvement de « retour à la terre » des années soixante-dix, expliquent Immo Fiebrig et Sabine Zikeli.
Au début de leurs travaux, le terme faisait exclusivement référence à l’agriculture. La permaculture était un mot-valise signifiant « permanent agriculture ». En 1978, les auteurs la définissent d’ailleurs comme « un effort pionnier pour une agriculture pérenne ». Puis les deux auteurs élargiront la définition de la permaculture à toute activité humaine : c’est la « permanent culture », qui deviendra en quelques années un mouvement culturel écologiste anglo-saxon.
Selon Fiebrig et Zikelli, le succès du concept tient à la fois à la « prise de conscience des limites de la croissance, déclenchée par la crise énergétique des années soixante-dix », mais aussi à la personnalité charismatique de Morrison. Le mouvement « gagne rapidement une audience auprès des personnes sans lien avec l’agriculture, mais ayant acquis des terres peu productives dans l’idée de développer une agriculture pour l’autosuffisance, en continuant de travailler comme salarié en dehors ».
Venons-en aux faits, ou plutôt aux idées. La permaculture est une éthique à trois principes : « Prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain et partager équitablement. » En soi, la formulation n’a rien de très originale en 2020, et fait écho aux trois piliers (social, économique et environnemental) du développement durable, un autre concept plus tardif, popularisé par le rapport Bruntland en 1987. Mais ce triple credo a son importance, car il revient constamment dans la bouche de ceux qui la pratiquent.
Prendre soin de la terre. Pour l’agriculteur Antoine Rocher, cela signifie réduire son impact sur la planète. Et donc son bilan carbone. Ainsi, il calcule son « empreinte foncière » en tenant compte de ses intrants. « Quand je me suis séparé de mes parents en 2015, pour choix de gestion d’entreprise, je n’ai gardé que 32 ha et j’ai transformé mes 6 000 poules de Loué en 4 700 poules bio », explique-t-il. Selon ses calculs, il gère toutefois une « ferme de 79 ha : les 32 ha dont je m’occupais et les 47 ha de céréales que j’achetais pour mes poules ».
Il a depuis changé son appareil productif. S’il a conservé l’atelier poules pondeuses « pour rembourser rapidement les prêts bancaires de [sa] ferme d’avant », il a arrêté l’élevage laitier pour instaurer un système de pré-verger avec 80 brebis, 7 ânesses et leur suite. « La nature ne peut accepter que 2,5 moutons à l’hectare, donc je mets ce dont la nature a besoin », explique-t-il. « Ça correspond à 0,5 UGB en moutons, plus 0,3 UGB en chargement avec les ânes, donc 0,8 UGB au total. »
Partager équitablement. Cela se traduit par la volonté de « devenir une ferme nourricière », explique Jérôme Dehondt. Cet ancien officier de marine « venu à l’agriculture grâce aux Amap » a créé sa ferme sur une douzaine d’hectares près de Durtal, dans le Maine-et-Loire. Depuis 2012, il développe l’atelier principal de maraîchage bio sur un demi-hectare, le reste étant consacré aux prairies et à la culture fruitière en agroforesterie.
« L’objectif n’est pas d’être une ferme autarcique, mais plutôt autonome », explique le maraîcher qui écoule ses produits via une Amap créée avec des éleveurs des communes avoisinantes. « Mon ambition est de partager : de créer les conditions de l’abondance, non pas pour s’enrichir ou faire un profit, mais pour nourrir mon entourage proche et ma communauté. »
Prendre soin de l’humain. Yolain Gauthier, lui, a créé un potager bio de 1,3 ha dont 4 500 m2 de légumes près de Tours, en 2018. Pour cet ancien directeur d’hôtel-restaurants, la permaculture régit surtout la manière d’être avec les autres, dans et en dehors de la ferme : bénévoles, voisins, visiteurs… Pour nourrir ce lien social, il a donc créé une guinguette associative dans un coin du potager. « Elle s’appelle l’Arrose Loire, elle vise à promouvoir l’agroécologie, l’économie sociale et solidaire et la permaculture », explique Yolain Gauthier.
Pour Jérôme Dehondt, la permaculture lui permet aussi de dégager du temps pour ses trois enfants, sa mission de formateur en maraîchage en CFPPA et bientôt pour devenir adjoint au maire. « En fait, j’ai créé mon métier de manière à ne lui consacrer que 35 à 40 heures par semaine, ce qui me permet d’avoir une vie à côté », explique Jérôme. Quant à Antoine Rocher, il utilise son « temps de gagné » pour éduquer ses jeunes enfants selon les principes de l’apprentissage autonome (un mode d’instruction informel encore peu connu en France, NDLR).
Même s’ils cherchent à « cultiver la terre sans l’exploiter », les trois agriculteurs interrogés ont bel et bien pour objectif d’obtenir un revenu suffisant. « Ce n’est pas un monde de Bisounours », insiste Yolain Gauthier qui vient de prendre un associé pour développer l’espace de maraîchage de son potager.
« Maintenant on est deux à bosser, il faut tous les deux qu’on se retire un salaire. On ne s’attend pas à avoir 3 000 € par mois, mais si on peut avoir au moins 1 500 € par mois, c’est bien. Donc, on fait ce qu’il faut pour pouvoir obtenir ce dont on a besoin tout en respectant ce qui nous entoure. »
Mais la permaculture, ce n’est pas seulement une éthique, ajoutent les scientifiques et promoteurs du concept : c’est aussi – et peut-être d’abord – une méthode d’aménagement. « Ce qui en fait vraiment un mouvement original, c’est la pratique très pragmatique du design », explique François Léger. Au-delà des trois principes éthiques, Bruce Morrison et David Holmgren ont développé une série de douze règles relatives à la conception (le design) des lieux de vie (voir encadré).
Derrière ces douze règles, la méthode vise notamment à optimiser les déplacements, réduire les pertes d’eau, protéger ou profiter de la biodiversité. Elle est « basée sur une analyse du site ou du secteur, décrivant la situation de la parcelle de terre, et sur une procédure de zonage qui donne une structure spatiale à la conception du système productif, et amène typiquement à une carte dessinée du projet agricole », constatent Fiebrig et Zikelli.
Cette méthode pourrait d’ailleurs avoir été inspirée par une pratique similaire de communautés traditionnelles Maya du Mexique, estiment les chercheurs allemands. Il a conduit à inventer certaines formes originales de jardin, arrondies, désormais associés à la permaculture, comme dans l’emblématique ferme du Bec-Hellouin, fondée en 2004. Mais, prévient Hélène Calandot, « il n’y a pas de pratiques ou de formes restrictives, certains maraîchers qui s’inspirent de la permaculture peuvent tout à fait avoir des planches de culture droites. »
Pour les chercheurs allemands, la permaculture représente, avec cette méthode, « probablement le concept le plus complet de durabilité ». « Au sein de ces modèles techniques alternatifs, la particularité de la permaculture est la montée à l’échelle de l’agrosystème, du paysage, et pas seulement de l’exploitation », étaye François Léger. Même la biodynamie est centrée sur l’optimisation de l’exploitation. Toutefois, prévient-il, « cela reste l’un des courants les plus difficiles à appréhender intellectuellement pour ses pratiquants. »
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Concrètement, la permaculture a surtout essaimé dans le maraîchage, chez les amateurs, les associations, ou sous la forme de micro-fermes professionnelles. « Ce sont souvent des fermes de petite taille, avec peu de mécanisation, éventuellement des motoculteurs, et qui ne cherchent pas à produire toute l’année », constate François Léger. C’est d’ailleurs lui qui a validé le premier, en 2016, la viabilité économique de ce type de ferme, au travers du cas de la Ferme du Bec-Hellouin.
Enrichi d’une thèse en 2018 du chercheur Kevin Morel, les travaux de l’équipe d’AgroParisTech concluent que ces micro-fermes (pas toutes en permaculture) parviennent, sur de plus petites surfaces, à dégager des revenus équivalents à des fermes comparables, c’est-à-dire maraîchères biologiques diversifiées. Dans ces systèmes, « le revenu venait de l’économie des ressources, et pas de la maximisation des productions. »
« Dans ma démarche, en termes d’énergies de départ, il n’y en a pas beaucoup », explique Jérôme Dehondt. « Je n’ai pas d’énergie mécanique à part le coup de râteau et de croc, et puis l’énergie contenue dans la semence. J’optimise au maximum l’énergie apportée par le soleil. Je ne fertilise pas, à part quelques amendements légers essentiellement en mulchant avec de la paille. Donc, l’énergie qui rentre dans le système […] est vraiment minime et pour une productivité qui est tout à fait correcte. »
Ce modèle de micro-ferme connaît un vrai succès. Dans sa thèse publiée en 2018, le chercheur Kevin Morel (AgroParisTech) rapporte le témoignage de formateurs en maraîchage bio : « Maintenant, sur une classe de 30 étudiants, 25 arrivent en ne parlant que de microfermes et de permaculture. » Un modèle qui attire surtout les néo-ruraux, constate Fermes d’avenir : « Plus on est sur de petites fermes, plus ce sont des néoruraux. »
Les travaux de Kevin Morel rappellent au passage que le modèle des micro-fermes maraîchères n’est pas propre à la permaculture. Leurs gestionnaires se revendiquent aussi d’autres concepts, d’origine étrangère également, comme le maraîchage bio intensif (Eliot Coleman, Jean-Martin Fortier) ou de l’agriculture naturelle de Masanobu Fukuoka (voir encadré).
Dans le réseau Fermes d’avenir se manifeste d’ailleurs une volonté de sortir la permaculture de ce « cliché » de l’installation d’un néo-rural sur une micro-ferme. Pour Hélène Calandot, des polyculteurs-éleveurs issus du milieu agricole, comme Félix Noblia, qui a récemment connu une popularité dans les médias généralistes, font aussi partie de ce mouvement. Tout comme les réseaux maraîchage sols vivants et ABC (agriculture biologique de conservation des sols).
« N’importe quel agriculteur peut s’inspirer des principes de la permaculture pour réfléchir sur sa ferme. Aujourd’hui, il n’y a pas de définition binaire de ce qu’est une ferme permacole, explique Hélène Calandot. On associe trop souvent la permaculture à un certain type d’agriculture, mais cela peut concerner les fermes d’élevage, ou de grandes cultures, pas seulement le maraîchage. »
Côté pratiques agricoles, il n’y a, au-delà de la pratique du design, rien de propre à la permaculture, s’accordent à dire les scientifiques. Les maraîchers du Bec Hellouin associent par exemple des cultures à haute densité (jusqu’à 6 à 8 cultures sur une même planche dans l’année), cultures relais (mise en place d’une culture avant la récolte de la précédente), allongement de la période de production annuelle, culture en planches sur couches chaudes (voir Agra Presse du 14/10/16).
Toutes ces techniques ne sont pas nouvelles et sont aussi mobilisées par des maraîchers ne se revendiquant pas de la permaculture. Elles réapparaissent à la faveur d’un modèle économique original : « Il y a des techniques très consommatrices de main-d’œuvre qui redeviennent possibles grâce à ces stratégies, comme les couches chaudes, ou les mosaïques complexes », explique François Léger. Elles correspondent notamment à un objectif « de rester petit, et d’augmenter l’intensité de la production. »
Une forme de recyclage d’anciennes pratiques qu’étayent les scientifiques allemands : « Certains aspects qui peuvent être considérés comme innovants en permaculture font parfois partie des bases du jardinage et de l’agriculture tels que pratiqués il y a une ou deux générations », estiment Immo Fiebrig et Sabine Zikeli. Mais, précisent-ils, la permaculture peut permettre, en même temps, via ses contraintes nouvelles, « de développer de nouvelles pratiques et technologies ».
L’innovation, c’est pourtant un leitmotiv du réseau Fermes d’avenir : « En matière de sciences, il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur l’agronomie et notamment l’écologie des agrosystèmes, et les agriculteurs qui réussissent à faire de l’ABC par exemple, qui mixe bio et agriculture de conservation, sont très pointus sur les techniques mais surtout sur la connaissance agronomique. Certains agriculteurs les plus classiques se sentiraient sûrement largués chez ces gens, car ils ont un haut niveau de technicité ».
Problème, selon les chercheurs allemands, la permaculture se caractérise, pour l’instant, par un développement en marge de la recherche scientifique. Ses éventuels apports à l’agronomie restent donc difficiles à évaluer.
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La permaculture étant une éthique, ses pratiquants sont, par nature, difficiles à comptabiliser au-delà du déclaratif, et des rares tentatives de cahiers des charges (voir article suivant). Combien d’agriculteurs s’en réclament ? Basé dans la Sarthe, le technicien du GAB 72 Frédéric Jouin. accompagne depuis 2014 les projets d’installation en maraîchage bio avec une sensibilité à la permaculture.
Selon lui, il est difficile d’y voir clair entre ceux qui revendiquent cet héritage haut et fort et les autres « pratiquants » assidus mais discrets qui estiment que le terme est « galvaudé ». Pour autant, il assure que la permaculture est en « croissance notable ». « Je dirais qu’en maraîchage aujourd’hui [dans la Sarthe] on est à 75 ou 80 % de porteurs de projet d’installation qui sont plus ou moins influencés par la permaculture », dit Frédéric Jouin. « Dans les autres départements aussi, c’est quand même assez fort. »
En France, l’association des Fermes d’avenir s’apprête d’ailleurs à publier une carte contenant des exploitations qui s’en revendiquent, sur la base d’une description de leur ferme. Plusieurs centaines de fermes devraient figurer sur cette liste. L’association revendique une définition ouverte de la permaculture, dont la déclinaison en agriculture professionnelle s’appelle pour lui l’agroécologie.
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Créée en 2013, l’association Fermes d’avenir « promeut et accompagne le développement de l’agroécologie et de la permaculture ». Fermes d’Avenir est une structure de 10 salariés rattachée au Groupe SOS, première entreprise sociale européenne (15 000 collaborateurs et 1,6 million de bénéficiaires). Ses activités vont de la formation au plaidoyer, en passant par l’appui au développement de fermes et à l’accompagnement de porteurs de projet, l’organisation de concours, de plateformes de financement (Bluebees), de soutien aux collectivités.
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Observer et interagir ; capter et stocker l’énergie ; obtenir une production ; appliquer l’autorégulation et accepter à la rétroaction ; utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables ; ne produire aucun déchet ; la conception, des grandes structures aux détails ; intégrer au lieu de séparer ; utiliser des solutions lentes et à petite échelle ; se servir de la diversité et la valoriser ; utiliser les bordures et valoriser la marge ; face au changement, être inventif.
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Il est un concept voisin de la permaculture, dont se réclament aussi les tenanciers de micro-fermes maraîchères, c’est « l’agriculture naturelle » du japonais Fukuoka Masanobu, qui prend ses racines, comme son cousin australien, dans le monde des idées plutôt que celui des techniques. Ses quatre principes sont les suivants : pas de labour, pas d’engrais, pas de pesticides, pas de désherbage. Pour le géographe et philosophe français Augustin Berque (2017), Fukuoka propose « une révolution agricole d’un ordre que l’on peut, au moins, du point de vue technique, mettre sans exagérer sur le même plan que (la) révolution néolithique, c’est-à-dire ni plus ni moins que l’invention de l’agriculture ». Car, ajoute Augustin Berque, « la méthode de Fukuoka nie radicalement les principes fondateurs de ce qu’aura été l’agriculture depuis le néolithique. »
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