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Lait La réduction de la production laitière en cas de crise séduit au sein de l’UE

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Plusieurs Etats membres, une dizaine, soutiennent l’idée de la Commission européenne de pousser, moyennant compensation, à une réduction volontaire de la production de lait en période de crise de manière à jouer sur les prix.

L’idée d’un régime volontaire de réduction de la production moyennant le versement d’une prime aux producteurs figure dans le rapport sur la situation du marché des produits laitiers et les conditions relatives à la suppression progressive du système de quotas publié par la Commission européenne en même temps que les propositions législatives pour la contractualisation dans ce secteur.
Le mécanisme envisagé, qui serait mis en œuvre à titre exceptionnel, a reçu le soutien d’une dizaine d’Etats membres – dont la France, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Grèce et la Finlande – lors de la réunion du 10 janvier du Comité spécial agricole des Vingt-sept (CSA).
A l’inverse, le Danemark, la Suède, le Royaume-Uni et la Lettonie se sont montrés sceptiques. Le Danemark a affiché sa préférence pour l’utilisation, si besoin est, de l’intervention et du stockage privé. Pour le Royaume-Uni, un tel régime de réduction de quotas serait trop complexe et difficile à faire accepter par l’opinion publique. L’Allemagne a également émis des réserves, de même que le Portugal.

Un « atterrissage » pas si « doux »
Les Pays-Bas, le Danemark, le Luxembourg et l’Irlande ont profité de la discussion pour souligner que le scénario d’un « atterrissage en douceur » (suppression progressive des quotas laitiers) n’était pas une réalité dans certains pays, et ont demandé de nouvelles mesures, telles une hausse supplémentaire des quotas ou une baisse (voire une suppression) du super prélèvement.
La Pologne, de son côté, a estimé que c’est le rapport de 2012 sur la situation du marché du lait qui devrait confirmer l’abolition des quotas. Ceux-ci jouent, selon elle, un rôle positif dans les zones défavorisées.
La Slovénie a aussi attiré l’attention sur les effets négatifs possibles de la fin des quotas pour les producteurs dans des zones défavorisées.
Plus de dix Etats membres se sont par ailleurs prononcés au sein du CSA en faveur de l’organisation, préconisée par la Commission, de réunions rassemblant des experts du comité de gestion de l’OCM unique et du groupe consultatif lait en vue d’examiner l’évolution et les perspectives du marché et d’en assurer ainsi une plus grande transparence.
D’autres, l’Allemagne par exemple, se sont montrés plus sceptiques.

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