Annoncée lors de la présentation du plan influenza 2022 fin juillet, la réflexion sur « l’élevage avicole de demain » débutera « fin novembre, début décembre », indique le cabinet du ministre de l’Agriculture à Agra Presse le 15 novembre. « La méthodologie et le calendrier sont en voie de finalisation », précise la Rue de Varenne, sachant que cette démarche sera « pilotée par les interprofessions volailles (Anvol, CNPO, Cifog, NDLR) avec l’appui des pouvoirs publics ». D’après une fiche distribuée aux parties prenantes en juillet (qu’Agra Presse a pu consulter), « cette réflexion vise la réduction du risque épizootique [d’influenza aviaire] et la résilience du secteur avicole français ». « De nouveaux équilibres sont à trouver entre l’organisation économique (économies d’échelle et spécialisation des territoires) et l’atténuation du risque sanitaire », indiquait le ministère dans ce document. Un objectif qui devrait passer par « la maîtrise de la densité d’élevages sur les territoires à risque de diffusion » (les deux bassins les plus denses du Sud-Ouest et des Pays de la Loire), la « protection des sites sensibles » et « l’adaptation de l’organisation économique ».
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Dans le détail, cette démarche est censée aboutir à la mise en place d’une cartographie nationale des densités d’élevages, d’une méthode de calcul de « densités maximales par communes et par périodes de l’année », ainsi qu’à une « réflexion sur la réorganisation économique des filières ». D’après le cabinet du ministre, c’est dans ce cadre que sera notamment discutée la possibilité d’interdire l’implantation de nouveaux élevages à proximité des sites sensibles (couvoirs, sélectionneurs, abattoirs). Interrogé par Agra, le directeur d’Anvol (interprofession des volailles de chair) Yann Nedelec rappelle toutefois que « l’élevage de demain ne se résume pas au sanitaire ».