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Génétique animale La réforme au milieu du gué

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France Upra sélection, structure œuvrant pour la promotion et la sélection des races animales, attend beaucoup de la loi d’orientation agricole. Elle l’a fait savoir lors de son assemblée générale le 24 juin à Paris.

Il est aujourd’hui nécessaire d’envisager la « sortie du dispositif actuel d’exclusivisme», a déclaré Michel Hamel, le président de France Upra Sélection, structure qui fédère sur le territoire les 70 unités nationales de sélection et de promotion des races animales. En jeu, le monopole de mise en place des semences par les coopératives d’insémination, et le caractère exclusif du contrôle de performances des animaux par les organismes de contrôle laitier ou de Bovin croissance. L’ouverture de ces activités à de nouveaux acteurs devrait être autorisée par la loi d’orientation agricole, dont l’examen au Parlement est attendu au sortir de l’été. Cette loi habilite – dans son article 28 – le gouvernement à faire évoluer par ordonnance la législation sur l’élevage. France Upra Sélection demande que cette réforme se fasse en garantissant la mutualisation des services concernés, entre éleveurs, sur l’ensemble du territoire. Pour y parvenir, deux pistes sont avancées : la mise en place d’un Service d’intérêt économique général, ou la création d’un système de compensation.

Créer un organisme de sélection unique par race

A l’échelle de la filière, Michel Hamel souhaite la constitution d’un organisme de sélection (OS) unique par race, dont le rôle serait de définir, d’organiser et de valoriser les populations raciales. Ces OS ne seraient pas cantonnés aux seuls éleveurs sélectionneurs, mais à l’ensemble des acteurs de la sélection animale, voire de la population raciale. Quant à leur financement, il serait assuré tant par des fonds interprofessionnels que par des crédits publics.

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De plus, il a appelé de ses vœux la constitution d’une interprofession pour le secteur de la génétique, dans le but de « responsabiliser la profession». A défaut, une structure confédérale pourrait être envisagée.

Au nombre de 70, les Upra ont parmi leurs missions la définition des caractéristiques des races d’élevage, la fixation des objectifs de sélection, et la définition du programme d’amélioration génétique de la race.