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La région Bretagne propose d’expérimenter la sortie du glyphosate

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La région Bretagne a annoncé le 12 octobre se tenir « disponible » pour mener « des expérimentations régionales temporaires » sur la sortie du glyphosate, selon un communiqué. Cette proposition a été transmise par courrier au gouvernement et à la Commission européenne. L’idée est d’expérimenter la sortie du glyphosate avec « les collectivités volontaires » et l’agence de l’eau pour voir si « des alternatives économiquement et « agronomiquement » soutenables sont possibles ».

Une éventualité rejetée en bloc par la FRSEA et les JA de Bretagne. « Nous sommes totalement opposés à cette proposition », assènent les deux syndicats dans un communiqué commun le 18 octobre, arguant qu’« aucune alternative satisfaisante au glyphosate n’a encore été trouvée ». Ils appellent la région à utiliser les fonds envisagés pour l’expérimentation dans l’accompagnement des agriculteurs pour diminuer leur utilisation de produits phytosanitaires « notamment via les aides aux investissements dans du matériel de précision ».

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Le 13 octobre, les États membres de l’Union européenne ont échoué à trouver une majorité qualifiée sur la proposition de la Commission de renouveler pour 10 ans l’autorisation du glyphosate. Un nouveau vote est prévu en novembre.

La France, qui s’est abstenue, souhaite une réhomologation du glyphosate « sous condition d’usage ». « On demande éventuellement une durée moindre [de ré-homologation] ; le remplacement [du glyphosate] là où il y a des alternatives crédibles, techniquement possibles et économiquement viables ; et le maintien pour les zones montagneuses et pour l’agriculture de conservation des sols », a expliqué le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau dans un exercice de questions-réponses avec l’AFP.

Le syndicalisme majoritaire opposé à la décision de la région