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La réserve de crise… en crise

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À peine l'année budgétaire est-elle entamée que la réserve de crise, censée venir en aide aux agriculteurs en cas de perturbation inattendue du marché, est déjà quasiment vide. La direction générale de l'agriculture de la Commission européenne attendait en partie les pénalités laitières pour dépassement de quota (409 millions €), afin de financer les mesures prises pour faire face à l'embargo russe. Mais c'était sans compter sur les besoins humanitaires exceptionnels et l'acquittement de factures impayées que la Commission veut privilégier avec ces fonds dans un contexte de fortes contraintes budgétaires. Résultat : le super-prélè-vement laitier tant décrié depuis quelques mois ne revient même pas au secteur agricole. Et il ne reste plus que 88 millions € sur les 430 millions initiaux de la réserve de crise (constituée au moyen d'une réduction de 1,3 % des paiements directs versés aux exploitants pour 2014). Un reliquat qui pourrait être prochainement utilisé pour venir en aide aux éleveurs laitiers des pays baltes et de la Finlande sévèrement touchés par les restrictions imposées par Moscou. Alors qu'un certain nombre de ministres demandaient depuis des semaines que des fonds en dehors du budget agricole soient débloqués pour faire face à une situation jugée externe à l'agriculture, c'est l'inverse qui se produit : les fonds agricoles vont être utilisés à d'autres fins.

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