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Séminaire de la bio La révision du règlement bio en perspective

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Bruxelles s’interroge aujourd’hui sur l’opportunité de réviser le règlement biologique communautaire. Un représentant de la Commission européenne a annoncé que des propositions pourraient être faites début 2014 en ce sens, lors du séminaire international de la bio, à Paris, le 28 janvier. Une révision qui demande une cohérence entre les politiques, revendique l’Agence bio. C’est-à-dire avec la Pac, mais aussi avec les politiques nationales.

Poussée par Dacian Ciolos, la révision du règlement bio est un sujet prioritaire pour le service agriculture bio de la Commission européenne, a expliqué Joao Onofre, chef de l’unité agriculture biologique de la Commission. Des consultations sont en cours, dont une consultation publique ouverte jusqu’à la mi-avril, et les services sont en train d’établir une étude d’impact pour évaluer l’opportunité de cette révision. S’agira-t-il d’un statu quo, d’une véritable révision de fond ? Rien n’est décidé, a-t-il assuré, le 28 février, lors du séminaire international de la bio, organisé au Salon de l’agriculture. Des propositions législatives pourraient être faites début 2014 a-t-il expliqué. En ligne de mire aussi la révision du plan d’action européen pour l’agriculture bio, qui doit établir un plan stratégique pour la filière à horizon de 10 ans. Cette révision est motivée par le fait que l’agriculture bio semble amenée à se développer fortement, et que certaines questions restent en suspens : la coexistence du bio et des cultures d’OGM, la question des contrôles, des équivalences de démarches pour les produits bio importés ou encore de la compétitivité des opérateurs.
Pour François Thierry, président de l’Agence bio, les évolutions au niveau européen doivent s’accompagner de moyens, notamment financiers, pour faire soutenir les évolutions demandées aux producteurs biologiques. Il soulignait aussi le besoin de cohérence entre les politiques, en particulier avec la politique agricole commune, dont l’actuelle réforme ne semble guère promette un fléchage financier vers la bio.

L’agriculture bio veut être partie prenante de l’agro-écologie

L’agence bio a voulu aussi, par ce séminaire, rappeler au ministre de l’Agriculture, présent à l’ouverture de ce rendez-vous, que l’agriculture biologique entend se placer comme l’une des alternatives participant de l’agro-écologie voulue par Stéphane Le Foll, ainsi que dans la loi d’avenir pour l’agriculture. Ce dernier a rappelé que l’agriculture bio n’est pas la seule à intégrer la question environnementale, mais que son ambition est « que l’ensemble de l’agriculture doit prendre l’environnement comme un défi sérieux ». Il rappelait l’annonce faite par François Hollande : passer dans la restauration collective à 40% des produits bio ou sous signe de qualité. « Il faut qu’on le mette en œuvre », en réfléchissant aussi à des approvisionnements « locaux ». Des propos qui n’ont pas satisfait l’Agence bio. Pour François Thierry, « le ministre n’a pas pris la mesure du sujet » lié au développement de l’agriculture biologique.

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