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Boissons/Social La RSE, un aspect important de la stratégie de Coca-Cola

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Coca-Cola France, qui a dépensé 260 millions d’euros pour son développement depuis cinq ans (sites industriels et matériels de distribution), investit également en faveur de la « responsabilité sociale des entreprises ». Outre ses engagements en faveur de l’écologie, Coca-Cola agit pour favoriser l’emploi des jeunes des quartiers. Dans le cadre du plan « Espoir Banlieue », l’entreprise a notamment investi 100 000 euros pour participer à la création du premier « internat d’excellence » à Sourdun (77). Coca-Cola n’envisage pas pour l’instant de communiquer auprès du grand public sur cet engagement, mais nul doute que la multiplicité de ses actions (évolution de sa politique de recrutement, « passeport vers l’emploi »...) pourra lui permettre d’améliorer son image de marque.

Coca-Cola, le leader français des boissons rafraîchissantes sans alcool, qui emploie 2500 personnes en France sur cinq sites de productions (Dunkerque, Clamart, Grigny, Castanet-Tolosan et les Pennes-Mirabeau), investit de plus en plus pour la responsabilité sociale des entreprises. La notion de responsabilité sociale (ou sociétale) des Entreprises signifie qu’une entreprise doit se soucier des impacts environnementaux et sociaux de son activité et non pas uniquement de sa croissance et de sa rentabilité. La RSE est donc la déclinaison des principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise. Outre ses engagements en faveur de l’écologie (notamment l’objectif de réduire de 5 % ses émissions de Co2 d’ici 2015), Coca-Cola agit pour favoriser l’emploi des jeunes des quartiers. Dans le cadre du plan « Espoir Banlieue », le groupe a investi 100 000 euros pour participer à la création du premier « internat d’excellence » (un partenariat public/privé) à Sourdun (77), dans l’académie de Créteil, qui a pour but d’aider des jeunes issus des zones urbaines sensibles à se préparer pour entrer dans les grandes écoles. Certes, cet investissement peut paraître faible comparé aux 260 millions d’euros que Coca-Cola a investi pour son développement depuis cinq ans. Mais les efforts du groupe dans ce domaine vont au-delà des simples investissements financiers.

20 % de jeunes issus des zones urbaines sensibles

La politique de recrutement de Coca-Cola vise en effet à intégrer les jeunes des quartiers. 16 % des recrutements réalisés en 2008 par l’entreprise ont été réalisés parmi les personnes issues des quartiers sensibles. Sur 384 nouveaux employés, 65 étaient issus des zones urbaines sensibles. Coca-Cola a donc été au-delà de ses engagements qui étaient d’atteindre le chiffre de 30. Pour Jean-Pierre Bagard, p.-d.g. de Coca-Cola France, aider cette jeunesse à travailler « n’est pas une option mais une obligation. Nous avons un rôle d’exemplarité à jouer ». Le groupe vise les 20 % d’ici 2010. « La communauté des entreprises peut arriver à résoudre le problème du chômage des jeunes des quartiers », poursuit-il. L’intervention des grandes entreprises dans ce domaine paraît indispensable car la situation est grave : le taux de chômage chez les jeunes de moins de 26 ans vivant en zone urbaine sensible atteint 42 %.

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Pas un positionnement marketing

Coca-Cola n’envisage pas de communication particulière auprès du grand public sur cette question. « Il ne s’agit pas d’un positionnement marketing. Cet engagement n’a pas une origine commerciale », insiste Jean-Pierre Bagard. « Nous avons des marques très connues, mais l’entreprise en elle-même n’est pas toujours bien comprise, et est la cible de nombreux clichés et fantasmes. Nous passons donc du temps à expliquer notre positionnement et dans ce cadre, nous parlons de notre engagement pour les jeunes issus des zones urbaines sensibles. Notre communication sur ce sujet ne va pas plus loin que ça », ajoute-t-il. Coca-Cola, qui a également pour objectif d’augmenter de 10 % le nombre de femmes dans ses effectifs, va solliciter le label diversité, créé en septembre 2008 par l’Afnor et l’Afaq. Globalement, l’entreprise refuse le terme de discrimination positive. « Nous ne faisons pas de discrimination positive : nous maintenons nos critères de recrutement », souligne Laurent Geoffroy, vice-président ressources humaines de l’entreprise. « Nous voulons simplement remettre les gens sur la même ligne de départ et sélectionner ensuite les profils les plus adaptés », poursuit-il. Coca-Cola s’intéresse également à l’idée des CV anonymes, mais sur ce point, l’entreprise se confronte pour l’instant à des contraintes techniques.

D’autres initiatives

Outre le co-financement du premier « internat d’excellence », Coca-Cola a développé le « passeport vers l’emploi ». Cette initiative, menée en partenariat avec 35 institutions ou associations locales (préfecture, pôle emploi, école de la deuxième chance), comporte deux volets : pour les collégiens, la découverte professionnelle sur l’un des 15 sites Coca-Cola Entreprise en France, lors de sessions de trois heures pendant lesquelles les métiers leur sont présentés. Les jeunes en recherche d’emploi issus des quartiers sensibles peuvent quant à eux bénéficier de demi-journées de simulations d’entretiens de recrutement.