La Russie envisage d'abaisser ou de supprimer rapidement les barrières douanières imposées sur l'export de céréales depuis février, a annoncé le 29 avril le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch. Cette taxe « dans sa forme actuelle sera peut-être supprimée avant même le 1er juillet », date de son expiration officielle, a-t-il déclaré. La taxe en vigueur depuis le 1er février avait été imposée en réaction à la chute du rouble qui avait conduit à une flambée des prix du blé en Russie. L'objectif était de rendre plus intéressant pour les céréaliers de vendre sur le marché intérieur que d'exporter. Elle représentait au minimum 35 euros par tonne. Mais depuis, le rouble s'est repris, apaisant les pressions sur les prix locaux, et le ministère de l'Agriculture demande que la taxe ne soit pas reconduite au delà du 1er juillet. Le mécanisme pénalise financièrement les agriculteurs russes déjà en difficultés en raison de la crise économique et risque de coûter à la Russie des parts de marché dans le monde. « Il ne s'agit pas d'annuler complètement le mécanisme de barrière douanière mais de faire en sorte qu'elle soit proche de zéro ou nulle aux prix actuels », a précisé M. Dvorkovitch. « Si le taux de changes (des devises étrangères par rapport au rouble, ndlr) repart à la hausse (...) ou si les prix sur les marchés internationaux augmentent brusquement, il nous faut un mécanisme qui permettra de corriger le montant de la taxe rapidement », a jugé le responsable. Malgré cette mesure, le gouvernement a récemment relevé sa prévision d'exportation de céréales sur la campagne en cours (juillet 2014-juin 2015) à 30 millions de tonnes. Pour la suivante, le gouvernement table sur une récolte de 100 millions de tonnes, contre 105 millions l'année dernière, ce qui constituait la deuxième plus abondante de la période post-soviétique.
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